Dégénérescence maculaire: Barrette défend la RAMQ

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette répond... (La Presse Canadienne, Jacques Boissinot)

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Le ministre de la Santé Gaétan Barrette répond à une question de l'opposition, le 23 février, à l'Assemblée nationale.

La Presse Canadienne, Jacques Boissinot

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, défend la décision de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) de ne pas rembourser le médicament Eylea prescrit aux patients atteints de dégénérescence maculaire si celui-ci est administré dans un intervalle plus court que celui recommandé par le fabricant. Il croit cependant que la RAMQ aurait dû faire preuve de «souplesse» dans certaines situations.

Mardi, l'Association québécoise de la dégénérescence maculaire (AQDM) a dénoncé ce qu'elle considère comme une mesure bureaucratique «aberrante» qui fait en sorte, selon elle, que des patients atteints de la forme la plus grave de DMLA ne peuvent recevoir leur traitement couvert par le régime public quand ils en ont besoin. 

Le médicament en question, Eylea, a été homologué pour être administré aux deux mois. Le problème, selon l'AQDM, c'est que des centaines de patients doivent, en raison de leur condition clinique, recevoir leurs injections aux six ou aux sept semaines. 

L'association a également fait état de cas où des patients ont dû recevoir leur traitement dans un intervalle plus court que les huit semaines réglementaires parce que leur médecin partait en vacances. 

Dans tous les cas, la RAMQ a acheminé aux patients traités dans un intervalle plus rapproché des avis de non-renouvellement, dénonçait l'AQDM.

«Ce qu'on applique, c'est la recommandation du fabricant, qui dit qu'il n'y a aucun avantage à donner l'injection dans un intervalle plus court, alors on ne paie qu'aux huit semaines», a expliqué au Soleil le ministre Gaétan Barrette, selon qui «le médecin ne peut pas voir d'avantages à administrer plus tôt un médicament pour lequel il n'est pas recommandé de raccourcir l'intervalle».

Souplesse nécessaire

Sauf que la règle aurait dû être appliquée avec souplesse dans le cas des patients traités aux six ou aux sept semaines parce que leur médecin partait en vacances, estime le ministre de la Santé. «J'ai d'ailleurs déjà pris des mesures pour qu'il y ait des évaluations de faites à la RAMQ de cette situation-là. Il faut une souplesse pour les cas particuliers», a-t-il dit. 

Pour le Parti québécois, la RAMQ n'a pas visé «la bonne cible» en envoyant aux patients des lettres leur apprenant que les autorisations ne pouvaient être accordées parce que l'intervalle de traitement ne répondait pas aux critères. 

«Ce n'est pas au patient de recevoir cette information-là, ce n'est pas lui qui s'administre lui-même des gouttes intravitréennes dans l'oeil [...]. D'imposer ce stress-là à des personnes âgées, vulnérables, c'est une mesure totalement inappropriée», dénonce la députée Diane Lamarre, porte-parole du PQ en matière de santé.

Selon elle, lorsque la RAMQ se retrouve devant ce genre de situation, c'est auprès du médecin qu'elle doit intervenir. «C'est lui qui doit être questionné à savoir s'il y a une justification clinique à ce que le patient reçoive le traitement aux six ou aux sept semaines plutôt qu'aux huit semaines», dit la députée de Taillon.

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