Déjà trois décès par surdose en 2016 à Québec

David-Martin Milot, médecin résident en santé publique, a... (Le Soleil, Erick Labbé)

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David-Martin Milot, médecin résident en santé publique, a fait le point sur le dossier d'un centre d'injection supervisée, mardi, à l'Université Laval.

Le Soleil, Erick Labbé

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Avec trois décès par surdoses rapportés à Québec depuis le début de 2016, un de moins que dans toute l'année 2015, le moment serait bien choisi pour que la capitale se dote d'un centre d'injection supervisée. Le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale en avait d'ailleurs fait la recommandation dans un rapport déposé il y a un an.

Marc De Koninck, organisateur communautaire au CIUSSS, Mario Gagnon, directeur général de l'organisme Point de repères et David-Martin Milot, médecin résident en santé publique, ont fait le point sur le dossier mardi lors d'une conférence devant près de 200 personnes à l'Université Laval.

La bonne nouvelle, c'est que les signaux préliminaires sont de beaucoup meilleurs qu'en 2011, alors que le projet de Point de repères était loin de faire l'unanimité. Marc De Koninck insiste cependant sur l'importance de déposer un projet bien documenté. 

«Idéalement, on aimerait pouvoir déposer le projet d'ici 2017. Une fois que ce sera déposé, je pense que ça pourrait aller très vite», a-t-il déclaré, ajoutant que le rapport déposé l'an dernier par le CIUSSS avait été bien reçu et que le gouvernement libéral de Justin Trudeau semblait plus ouvert que celui de Stephen Harper. Sans oublier la décision de la Cour suprême qui a permis le maintien du site d'injection Insite à Vancouver.

«Ça nous prendrait un service d'injection supervisée pour éviter que, lors de mes prochaines présentations, il y ait encore des photos comme ça à la fin», a pour sa part affirmé Mario Gagnon après sa présentation, qu'il concluait en montrant les photos de personnes à qui son organisme venait en aide et qui sont décédées d'une surdose.

Au total, 15 surdoses ont été rapportées à Point de repères l'an dernier - une fraction du chiffre réel puisque la plupart ne seraient pas rapportées -, dont quatre mortelles. Déjà, cette année, au moins trois personnes sont mortes d'une surdose à Québec. «Le fentanyl est une drogue qui fait de plus en plus de ravages», fait remarquer M. Gagnon

Le besoin serait donc bel et bien présent avec plus de 900 usagers de drogues injectables au profil problématique dans la capitale et plus de 390 000 seringues distribuées chaque année.

«La police nous confirme qu'il y a plus d'interventions auprès des usagers de drogues injectables et que des gens se mobilisent pour récupérer des seringues abandonnées dans les parcs», indique Marc De Koninck.

L'un des éléments qui divisaient en 2011 et divisent encore aujourd'hui est cependant l'emplacement d'un tel site. Des gens d'affaires et des politiciens militaient à l'époque pour qu'il soit installé en milieu hospitalier, mais tant M. Gagnon que MM. Milot et De Koninck ont expliqué que les données disponibles ne militaient pas en ce sens puisque les usagers de drogues injectables utilisaient peu de tels services.

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