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Rien de décidé dans le dossier du remboursement des médicaments pour les traitements in vitro

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette... (Photothèque Le Soleil)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a assuré mercredi qu'aucune décision n'avait encore été prise concernant le remboursement des médicaments nécessaires aux traitements de fécondation in vitro.

«Le gouvernement a choisi une approche qui était équilibrée, et je répète qu'au moment où on se parle, il n'y a pas de décision de prise sur la couverture ou la non-couverture de ces médicaments-là. Il y a une analyse qui est faite par l'Institut national d'excellence en santé et services sociaux, qui est un organisme indépendant», a déclaré le ministre à la période de questions du matin.

Le ministre de la Santé a plus tard indiqué que la décision du gouvernement n'était pas d'abolir la couverture des médicaments «complètement», mais de «continuer à appuyer les familles qui, selon leurs revenus, veulent entreprendre cette procédure en vue d'avoir un enfant».

«Et je répète que notre couverture va jusqu'à 80% du coût, et que les coûts [...] liés à l'achat des médicaments seront éligibles aux crédits d'impôt», d'ajouter le Dr Barrette.

«Une taxe de naissance»

Le ministre répondait au député de Lévis et porte-parole de la CAQ en matière de santé, François Paradis, qui affirmait que le gouvernement Couillard s'apprêtait à couper les médicaments nécessaires aux traitements in vitro.

«Rappelons que l'infertilité est une maladie, pas un choix. [...] Des parents doivent emprunter des milliers de dollars à des taux élevés auprès des banques ou de cliniques pour espérer fonder une famille. C'est une taxe de naissance pour les parents infertiles», a dénoncé M. Paradis, rappelant que les médicaments pouvaient coûter de 4000$ à 10 000$ par cycle, en plus des traitements cliniques.

«Tous les parents savent que ça coûte cher d'élever des enfants, c'est justement pour ça que les médicaments liés au traitement de l'infertilité doivent être couverts par l'assurance maladie, autrement on donne encore moins de chance aux parents de fonder une famille», a ajouté le député de Lévis.

À une question qui lui a plus tard été posée en point de presse, à savoir si c'est un droit d'avoir un enfant au Québec selon lui, François Paradis a répondu: «C'est un droit, c'est un rêve, c'est une possibilité, c'est un projet parental, c'est de participer à la collectivité québécoise, c'est de faire en sorte qu'on puisse créer de la richesse à travers une famille qui grandit.»

Présente au point de presse, la présidente de l'Association des couples infertiles du Québec, Céline Braun, a souligné que tous les couples infertiles n'avaient pas droit au fameux crédit d'impôt brandi par le ministre Barrette. «Si vous faites votre première fécondation in vitro, que vous avez obtenu votre premier crédit d'impôt et que ça n'a pas fonctionné, vous n'avez plus droit au deuxième crédit d'impôt», a notamment illustré Mme Braun.

La porte-parole des couples infertiles du Québec a également fait valoir qu'un remboursement de 80%, c'est bien peu pour un couple qui gagne 50 000$ ou 60 000$ par année en regard de toutes les charges sociales qu'il a à assumer.

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