Intéresser les jeunes autochtones aux métiers de la santé

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Sensibilisé par un de ses patients à la cause autochtone, le Dr Léo Cantin a accueilli, jeudi, au département de neurochirurgie de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus, deux adolescentes de la réserve attikamek de Wemotaci, à La Tuque, afin de leur faire découvrir les métiers dans le domaine de la santé.

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le département de neurochirurgie de l'Hôpital de l'Enfant-Jésus recevait jeudi deux adolescentes de la réserve attikamek de Wemotaci, à La Tuque. Une initiative du Dr Léo Cantin afin d'intéresser les jeunes autochtones à une carrière dans le réseau de la santé.

«C'est l'un de mes patients, Pierre Bastien, un autochtone administrateur de la Fondation Nouveaux Sentiers, qui m'a sensibilisé à cette cause», a expliqué le Dr Cantin en conférence de presse. «Je me demandais ce que je pouvais faire pour contrer des problématiques comme le décrochage scolaire, la misère psychosociale et les difficultés dans les études et au travail qui frappent durement les autochtones.»

Le médecin a alors eu l'idée de faire découvrir aux jeunes autochtones les métiers de la santé. «Comme la neurochirurgie a un côté glamour et stimulant, je me suis dit que ce serait une bonne idée de m'en servir à l'image de ce que [le hockeyeur] Joé Juneau a fait en utilisant son sport pour aider les jeunes du Nord», a-t-il expliqué à propos du nouveau programme qui porte le nom de Deviens.

Ainsi, Wabikon Ottawa-Boivin et Julia Chachai, élèves en cinquième secondaire, ont pu visiter le bloc opératoire, l'urgence et les soins intensifs et même assister en direct à une opération du cerveau. Six autres jeunes issus des réserves algonquines de Lac-Simon et Pikogan en Abitibi et des réserves montagnaises de Mashteuiatsh au Lac-Saint-Jean et de La Romaine sur la Côte-Nord les imiteront d'ici l'été.

Sous-représentés

«Les autochtones sont sous-représentés dans le domaine de la santé. Ici, à l'Enfant-Jésus, il y a très peu d'employés autochtones. Et à l'école où étudient Julia et Wabikon, sur 13 finissants en cinquième secondaire, il n'y en a que 3 qui souhaitent se diriger vers le domaine de la santé. Nous avons intérêt à faire connaître ces carrières auprès des jeunes autochtones», reprend le Dr Cantin.

Diane Petiquay, infirmière, accompagnait les deux jeunes filles jeudi et a pour sa part fait remarquer que sur 11 infirmières à Wemotaci, seulement 3 sont des Attikameks.

«Je suis de la première cohorte d'infirmières attikameks. À Wemotaci, parfois il y a quatre ou cinq générations qui vivent sous un même toit, dont certains n'ont pas eu de scolarité. Il devient difficile pour eux de bien encadrer les plus jeunes», explique-t-elle.

Une chose est certaine, l'initiative du Dr Cantin aura réussi à faire grandir l'intérêt déjà présent de Wabikon et Julia pour le domaine de la santé. Les deux jeunes filles considèrent maintenant sérieusement la possibilité de s'inscrire dès l'an prochain au diplôme d'études collégiales en sciences infirmières à Québec ou à Trois-Rivières.

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