Virus Zika: un premier cas au Québec

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Comme c'est souvent le cas pour les maladies tropicales, ce sont les moustiques infectés qui transmettent le virus Zika.

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La Presse Canadienne
Montréal

Les autorités de la santé publique du Canada rapportent à ce jour quatre cas de personnes qui ont été infectées par le virus Zika, soit un au Québec, un en Alberta et deux en Colombie-Britannique.

L'Agence de la santé publique du Canada a fait le point sur la situation, vendredi, au cours d'une conférence téléphonique. Elle n'a pas voulu donner de détails sur les personnes infectées, sauf pour préciser qu'il n'y avait aucun cas de femme enceinte, à sa connaissance, parmi ces quatre cas. Et ces personnes ont toutes été infectées à l'étranger.

L'agence a rappelé que les risques de contracter le virus Zika au pays sont «très faibles» puisque les moustiques qui le transmettent ne sont pas adaptés à notre climat nordique.

À Québec, le directeur national de santé publique Horacio Arruda a précisé en entrevue que le cas confirmé qui provient du Québec a été décelé chez une personne qui avait voyagé dans la région des Antilles. À son retour, elle a eu des symptômes qui s'apparentaient à une grippe, avec une éruption cutanée. Elle a consulté un médecin et a été soignée. Elle est maintenant rétablie et est retournée au travail, a rapporté le docteur Arruda.

Les autorités canadiennes pensent que le nombre de cas au pays pourrait croître au cours des prochains jours.

«C'est toujours possible, parce que maintenant, on a sensibilisé la population (à ce virus) et aussi les fournisseurs de soins de santé. On attend peut-être d'autres cas, mais c'est important de dire que tous les cas jusqu'à maintenant sont liés aux voyages à l'étranger dans les régions touchées par le virus. Il n'y a aucun cas de transmission locale au Canada», a insisté le docteur Howard Njoo, sous-ministre délégué et administrateur en chef de la santé publique du Canada.

Le virus Zika a une période d'incubation de trois à 12 jours. Les symptômes, s'ils se manifestent, durent de deux à sept jours. Il s'agit de fièvre peu élevée, d'éruptions cutanées, de maux de tête et de faiblesse.

Les personnes infectées ne sont pas contagieuses.

La plupart des personnes infectées se rétablissent complètement et sans complications.

Les autorités de la santé mettent en garde particulièrement les femmes enceintes puisque l'on croit que le virus peut entraîner des complications chez les bébés, notamment la microcéphalie ou des problèmes neurologiques.

Des études scientifiques doivent d'ailleurs êtes menées pour mieux connaître ce virus, ont souligné les responsables fédéraux de la santé.

Pour l'instant, il n'existe pas de vaccin contre le virus Zika.

Les autorités de la santé publique rappelle que la meilleure façon de se protéger est d'éviter les piqûres d'insectes, donc d'utiliser du répulsif à moustiques, de porter des vêtements longs et de veiller à ce que des moustiquaires soient installés aux portes et fenêtres.

Une patiente souffrant du syndrome de Guillain-Barré se... (AFP, Marvin Recinos) - image 2.0

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Une patiente souffrant du syndrome de Guillain-Barré se rétablit dans le service de neurologie de l'hôpital national de Rosales National Hospital, à San Salvador

AFP, Marvin Recinos

Un bond des cas du syndrome de Guillain-Barré pourrait être lié au virus Zika

(ASSOCIATED PRESS) La Colombie et le Venezuela constatent une augmentation des cas d'un syndrome rare et parfois paralysant pouvant être lié au virus Zika, qui fait des ravages en Amérique du Sud.

Le ministre adjoint de la Santé en Colombie, Fernando Ruiz, a affirmé que son pays avait enregistré 41 cas du syndrome de Guillain-Barré qui semble avoir un lien avec la contraction du virus Zika. Seulement 12 personnes étaient atteintes de ce syndrome il y a une semaine.

La Colombie dénombre 16 500 cas présumés du virus Zika, mais une infirme partie a été confirmée par des tests en laboratoire.

Le virus transmis par les moustiques se propage rapidement en Amérique du Sud depuis qu'il a été découvert il y a un an au Brésil. Les experts examinent actuellement l'hypothèse selon laquelle le Zika pourrait mener à une malformation à la naissance, la microcéphalie. Les bébés qui en sont atteints voient le jour avec des têtes anormalement petites. Les experts vérifient également si le virus peut être lié au syndrome de Guillain-Barré, qui peut paralyser temporairement certains patients.

La ministre de la Santé du Venezuela, Luisana Melo, a affirmé vendredi que le pays comptait 255 cas de Guillain-Barré, mais elle n'a pas précisé le nombre normal de cas. Selon l'ancien ministre de la Santé José Oletta, en temps normal, le pays recense 30 à 40 cas par mois. Le gouvernement vénézuélien estime à 4500 le nombre de personnes affectées par le Zika, mais selon M. Oletta, il pourrait y avoir jusqu'à 400 000 cas.

L'épidémie du virus a été constatée dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, dont le Brésil, qui s'est engagé vendredi à « gagner cette guerre ». La présidente Dilma Rousseff a indiqué que le pays avait lancé une opération d'envergure pour éliminer les zones de reproduction des moustiques transmetteurs Aedes aegypti.

Elle a appelé toute la société à s'impliquer pour combattre le virus. « Le gouvernement, les églises, les équipes de football, les syndicats... tout le monde doit faire sa part pour éliminer les zones de reproduction », a-t-elle déclaré.

« Le moustique n'est pas plus fort que tout le pays », a ajouté son ministre de la Santé, Marcelo Castro.

Daniel, le bébé de Jaqueline Vieira (à gauche),... (Photo Felipe Dana, AP) - image 3.0

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Daniel, le bébé de Jaqueline Vieira (à gauche), lors d'une séance de physothérapie, à Recife, au Brésil. Le petit garçon de trois mois est atteint de microcéphalie.

Photo Felipe Dana, AP

Recours au Brésil pour autoriser l'avortement

(AFP) Un groupe de chercheurs, avocats et activistes brésiliens va déposer un recours devant la Cour suprême du Brésil afin que l'avortement soit autorisé en cas de microcéphalie du foetus, une diminution du périmètre crânien associée au virus Zika transmis par un moustique en Amérique latine.

Au Brésil comme dans d'autres pays d'Amérique latine, l'avortement est interdit par la loi et n'est autorisé qu'en cas de viol, de mise en danger de la vie de la mère ou d'anencéphalie (absence partielle ou total de cerveau).

«Nous faisons face à un dommage qui est causé par l'État», a déclaré à l'AFP l'anthropologue Debora Diniz, professeur de l'université de Brasilia et représentante du groupe.

«Pourquoi une loi de 1940 doit-elle être valable pour des cas qui se présentent un siècle plus tard après une épidémie inattendue ?», s'est demandé Mme Diniz, qui s'était déjà mobilisée en 2012 pour que l'anencéphalie soit incluse dans les exceptions à l'interdiction de l'avortement.

Le recours sera déposé dans moins de deux mois, a précisé Mme Diniz.

Depuis avril 2015, plus d'un million et demi de Brésiliens ont contracté le virus, qui se propage de manière exponentielle en Amérique latine via le moustique Aedes aegypti, vecteur également de la dengue, de la fièvre jaune et du chikungunya.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le Zika pourrait toucher de «trois à quatre millions» de personnes sur le continent américain.

Ce virus est associé au Brésil à une explosion de cas de microcéphalie, trouble du développement du foetus qui entraîne chez les nourrissons un périmètre crânien inférieur à la normale qui provoque un retard du développement mental.

Actuellement, plus de 3400 cas probables de cette maladie congénitale sont en cours d'examen, alors que 270 autres cas ont un diagnostic confirmé (contre 147 sur toute l'année 2014), et 460 ont été finalement écartés.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a assuré vendredi que le Brésil allait «gagner la guerre» contre le virus Zika. Des scientifiques estiment que le Brésil n'a pas réagi à temps face au moustique vecteur de l'épidémie et craignent que les Jeux Olympiques d'août prochain soient une «source de contagion».

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