Amiante: branle-bas de combat dans une école gaspésienne

Lors de travaux réalisés à l'école Gabriel-Le Courtois... (Collaboration spéciale Johanne Fournier)

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Lors de travaux réalisés à l'école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts, la réglementation visant à réduire les risques d'exposition à l'amiante n'a pas été respectée.

Collaboration spéciale Johanne Fournier

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Johanne Fournier

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sainte-Anne-des-Monts) Tout un émoi a été causé par la possibilité que des élèves et des employés d'une école de La Haute-Gaspésie aient pu être exposés à des poussières d'amiante lors de travaux.

L'incident a eu lieu en mars à l'école Gabriel-Le Courtois de Sainte-Anne-des-Monts, mais la direction n'en a été informée qu'en décembre, soit neuf mois plus tard. La direction de l'école en a informé sans tarder les parents des 550 élèves par écrit et a tenu une rencontre d'information mardi, à laquelle ont assisté une vingtaine de personnes.

En mars, des travaux visant à mettre aux normes le système d'incendie et de sécurité ont été effectués par deux entrepreneurs. Or, lorsqu'ils ont percé une vingtaine de fois les murs et les plafonds afin de passer des fils, ils n'ont pas respecté la réglementation visant à réduire les dangers sur la santé, alors qu'ils savaient qu'il y avait présence d'amiante, comme 90 % des écoles de la commission scolaire des Chic-Chocs. «C'est le cas de la plupart des édifices construits avant 1980», indique le directeur des ressources matérielles, de l'approvisionnement et du transport scolaire de la commission scolaire des Chic-Chocs, David Smith.

«Fait en catimini»

Le chantier a duré trois mois. «Les travaux n'ont pas été faits comme ça devait, fulmine M. Smith. Ils [les entrepreneurs] ont fait leur mea-culpa. Ils ont reconnu leurs fautes.» Le cadre admet que la surveillance du chantier a été déficiente. «Ça a été fait en catimini, déplore-t-il. Je ne m'en cache pas, c'est notre erreur. On a eu un manquement à ce niveau-là.»

La commission scolaire exige que les deux entrepreneurs fautifs, soit Richard Poirier et Frères Électriques de Sayabec et Les Électriciens Roger Desjardins de Rivière-du-Loup, assument la majeure partie de la facture de nettoyage. À savoir s'ils vont être mis à l'amende et rayés de la liste des fournisseurs de la commission scolaire, David Smith indique que c'est envisageable.

La directrice de l'école a été avisée de l'incident le 15 décembre. «J'ai été déçue, raconte Isabelle Landry. Mon premier questionnement a été de savoir si les élèves et le personnel avaient été mis en danger et si on devait fermer l'école. Des fois, on ferme l'école pour des flocons!»

Avant les Fêtes, la commission scolaire a déployé tout un arsenal d'experts pour connaître les risques sur la santé : inspection par la Commission de la santé et de la sécurité du travail, tests d'air par Gesfor, Poirier, Pinchin et avis de la Direction de la santé publique. Le nettoyage par une firme spécialisée a été effectué le 18 décembre, en l'absence de la clientèle de l'école. Tous les tests ont révélé que les risques sur la santé étaient très minimes.

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