Coupable d'avoir fait l'ablation d'une rate pour rien

Les actes reprochés au Dr Éric Bergeron se... (Photothèque Le Soleil)

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Les actes reprochés au Dr Éric Bergeron se sont déroulés le 2 novembre 2007 à l'Hôpital Charles-LeMoyne, à Greenfield Park.

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(Québec) Un médecin de Sainte-Anne-des-Monts, le Dr Éric Bergeron, a plaidé coupable cette semaine devant le Conseil de discipline du Collège des médecins du Québec d'avoir procédé sans raison médicale suffisante à une chirurgie pancréatique avec ablation de la rate.

Les actes dérogatoires ont été commis le 2 novembre 2007 à l'Hôpital Charles-LeMoyne, à Greenfield Park.

Selon la plainte adressée au Conseil de discipline du Collège des médecins, le Dr Bergeron, qui exerce sa profession au CSSS de la Haute-Gaspésie, a procédé «intempestivement» à une chirurgie pancréatique avec splénectomie «sans avoir au préalable procédé à une investigation adéquate afin de préciser le diagnostic et sans avoir une connaissance complète du dossier clinique, radiologique et biochimique» de sa patiente.

«À la suite de cette intervention chirurgicale, après avoir reçu au mois de novembre 2007 le rapport de pathologie et constaté l'absence de la lésion kystique, et avoir réalisé que la lésion décrite radiologiquement n'était pas présente dans la portion du pancréas excisée», le Dr Bergeron ne s'est pas assuré de la compréhension de sa patiente du résultat de sa chirurgie et du fait qu'il lui avait aussi enlevé la rate, peut-on encore lire dans la plainte.

Les deux parties devaient faire leurs représentations sur sanction mardi. Selon le Collège des médecins, il s'agit du premier dossier disciplinaire du Dr Bergeron, contre qui la patiente a porté plainte cinq ans après les faits.

Guerre entre médecins

Le Dr Éric Bergeron a déjà fait parler de lui après avoir été impliqué dans une guerre ouverte entre médecins à l'Hôpital Charles-LeMoyne, au terme de laquelle l'établissement lui avait montré la porte en 2012.

Selon une décision rendue en 2014 par le Tribunal administratif du Québec ordonnant la réintégration du Dr Bergeron, un groupe de médecins avait tenté de l'isoler, lui et une de ses collègues. Les médecins s'accusaient de plusieurs torts, notamment de refuser de prendre les gardes d'un collègue. Le climat était malsain depuis 2009 et marqué par des épisodes de violence verbale et d'intimidation.

L'escalade rapportée dans le Journal de Montréal avait pris de telles proportions que certains médecins s'étaient mis à s'enregistrer entre eux. Dans le cas du Dr Bergeron, son casier avait été vandalisé à l'hôpital, et il avait eu vent par une collègue qu'un autre médecin avait «mis un contrat sur sa tête».

Le Dr Bergeron pratique encore aujourd'hui à l'Hôpital Charles-LeMoyne.

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