Maltraitance dans Charlevoix: des gestionnaires congédiés contestent

Le 3 décembre dernier, lors d'une conférence de... (Photothèque Le Soleil, Frédéric Matte)

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Le 3 décembre dernier, lors d'une conférence de presse, le ministre de la Santé Gaétan Barrette (à droite) avait annoncé, en compagnie du pdg du Centre intégré universitaire en santé et services sociaux de la Capitale--Nationale, le congédiement de quatre gestionnaires.

Photothèque Le Soleil, Frédéric Matte

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(Québec) Congédiés pour avoir fermé les yeux sur la maltraitance de personnes âgées et déficientes, des gestionnaires du réseau de la santé ont décidé de contester la décision prise à leur égard.

Karine Primard, agente d'information au Centre intégré universitaire en santé et services sociaux (CIUSSS) de la Capitale--Nationale, ne veut pas préciser au Soleil combien de gestionnaires- sur les quatre à qui on a montré la porte - ont décidé d'entamer des procédures judiciaires contre leur employeur. Elle soutient que l'information est toujours confidentielle.

«À partir du moment où il y a contestation, les deux parties doivent déterminer un arbitre de grief. S'ils ne s'entendent pas, le dossier est envoyé au ministère de la Santé, qui s'occupera de nommer un arbitre», explique-t-elle. La confidentialité des dossiers pourrait être levée lors de l'audition du grief, une étape du processus judiciaire qui pourrait prendre plusieurs mois.

Le ministre de la Santé Gaétan Barrette avait lui-même annoncé cette sanction en conférence de presse le 3 décembre, en compagnie de Michel Delamarre, pdg du CIUSSS.

«Le fond de cette histoire, c'est qu'il y a des gens en position d'autorité qui ont vu, mais qui n'ont pas agi», a affirmé M. Barrette, évoquant la fin de l'époque où cet «aveuglement sélectif» ne menait à aucune sanction dans le réseau de la santé.

Enquête interne concluante

M. Delamarre a quant à lui indiqué qu'une enquête interne a prouvé que ces cadres auraient dû agir, à la lumière des faits qui ont été portés à leur connaissance pendant trois ans.

Rappelons qu'une enquête de la Sûreté du Québec a permis de mettre au jour l'été dernier une culture de la violence qui aurait sévi dans trois résidences privées pour personnes âgées et déficientes situées à Baie-Saint-Paul et à Saint-Urbain. Le propriétaire Rémy Bernier et quatre de ses employés ont été arrêtés et accusés d'avoir maltraité une douzaine de patients dont ils avaient la charge. Les procédures judiciaires dans ce dossier se poursuivent au palais de justice de La Malbaie.

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