La pénurie de psychologues risque de s'accentuer dans le réseau public

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Selon l'Association des psychologues du Québec (APQ), l'entente proposée par Québec démontre une fois de plus la piètre reconnaissance de la profession.

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(Québec) Mécontents de l'entente de principe proposée par Québec, les psychologues du réseau public annoncent leur appui au boycottage des internats en psychologie pour l'année 2016-2017. L'objectif de ce moyen de pression est de promouvoir la rémunération adéquate des actuels et futurs psychologues, sans laquelle l'actuelle pénurie de main-d'oeuvre risque de s'accentuer, préviennent-ils.

Selon le président de l'Association des psychologues du Québec (APQ), Charles Roy, l'entente proposée démontre une fois de plus la piètre reconnaissance de la profession. «Non seulement le gouvernement ne fait que nous redonner la prime qui nous a été enlevée depuis près d'un an, mais, en plus, aucune rétroactivité n'est proposée, ce qui occasionne une perte financière importante pour les psychologues», résume M. Roy dans un communiqué diffusé jeudi. 

Les psychologues réclament également que la prime soit intégrée à leur salaire, a précisé au Soleil le président de l'APQ. 

Selon lui, la faible rémunération et reconnaissance des psychologues génère une pénurie artificielle de main-d'oeuvre dans le réseau public québécois, qui offre des conditions salariales peu intéressantes comparativement aux autres provinces canadiennes et au secteur privé. De ce fait, déplore-t-il, «nous assistons à un démantèlement pernicieux des services publics de santé mentale».

En haut de l'échelle, les psychologues du réseau public gagnent 84000$ par année, alors qu'ils devraient recevoir 8000$ de plus, estime Charles Roy. «Et c'est peu comparativement aux médecins qui ont entre 200 000 $ et 600 000 $ de traitements annuels alors que nos années d'études s'approchent des leurs», fait valoir le président de l'APQ.

Rémunération de l'internat

Selon un récent sondage mené par la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP) du Québec, 70% de ces finissants n'envisagent pas ou peu de travailler dans le réseau public une fois leurs études terminées. Une absence d'intérêt directement attribuable à leur taux d'endettement et aux conditions de travail peu attrayantes, estime la FIDEP, qui tente depuis près de 10 ans d'obtenir la rémunération de l'internat en psychologie et en neuropsychologie.

Pour rappel, les futurs psychologues et neuropsychologues québécois sont les seuls en Amérique du Nord à ne pas être rémunérés pour cette année de travail à temps plein.

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