Un chariot à la place d'un agent de sécurité au CHUL

Une infirmière du CHUL se présente au patient... (Le Soleil, Frédéric Matte)

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Une infirmière du CHUL se présente au patient avec le nouveau chariot de confort, qui contient divers accessoires comme un lecteur DVD, des couvertures, des tisanes, de la musique douce, un diffuseur d'huiles essentielles, une chaise berçante, des appareils de massage portatifs, des jeux de cartes, des livres de sudoku et de mots croisés et même une console de jeux vidéo Wii.

Le Soleil, Frédéric Matte

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<p>Ian Bussières</p>

(Québec) Le Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) a trouvé un moyen de presque se passer des gardiens de sécurité autrefois assignés à surveiller des patients 24 heures sur 24. Inspiré d'expériences américaines et européennes, le nouveau «chariot de confort mobile» contribue maintenant à les apaiser.

«Depuis quelques années, nous avions recours aux surveillances constantes pour diminuer le recours aux contentions, mais la littérature a démontré que la surveillance constante équivalait à la contention dans le sens que le patient se sentait épié», a expliqué en conférence de presse Josée Guillemette, conseillère en soins spécialisés au CHUL.

Depuis six mois, les patients anxieux, agités, confus ou souffrant de troubles cognitifs ou de forte douleur ont pu bénéficier d'une nouvelle façon de faire, soit l'intervention multisensorielle de confort émotionnel et physique.

Une infirmière ou une infirmière auxiliaire se présente au patient avec le fameux chariot de confort, qui contient divers accessoires comme un lecteur DVD, des couvertures, des tisanes, de la musique douce, un diffuseur d'huiles essentielles, une chaise berçante, des appareils de massage portatifs, des jeux de cartes, des livres de sudoku et de mots croisés et même une console de jeux vidéo Wii.

Effets immédiats

Les interventions permettent de réconforter et de calmer les patients en plus de diminuer la surveillance constante. L'instigatrice du projet, Rose-Anne Buteau, coordonnatrice de l'unité de recherche en soins infirmiers, indique que les résultats ont été probants.

«Nous avons remarqué que tous les comportements d'inconfort disparaissaient cinq minutes après l'intervention et qu'après deux séances, il n'y avait déjà plus nécessité de surveillance constante», explique-t-elle.

Le chariot, dont le coût a été de 11 500 $ et dont l'entretien coûte 2000 $ par année, permet aussi des économies dans le budget consacré à la sous-traitance pour les agents de sécurité. «Avant, on pouvait avoir de sept à huit agents par jour et maintenant, souvent, on n'en a aucun. Le nombre d'heures travaillées par ces sous-traitants a diminué de 50 %», poursuit Mme Buteau.

Le concept mis en place au CHUL pourrait éventuellement être transposé dans d'autres établissements hospitaliers de Québec grâce à l'apport de la Fondation du CHU, qui a déjà participé au projet pilote.

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