Pas d'anthrax au nouveau labo de Québec

L'infectiologue de l'Université Laval Guy Boivin... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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L'infectiologue de l'Université Laval Guy Boivin

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Le laboratoire à confinement de niveau 3 qui ouvrira bientôt à Québec aura tout ce qu'il faut, en principe, pour manipuler de l'anthrax, mais il serait extrêmement étonnant que la redoutable bactérie y transite dans un avenir prévisible, selon son directeur.

«Le laboratoire sera presque exclusivement dédié à la recherche sur le virus de l'influenza et sur d'autres virus respiratoires hautement pathogènes, comme le SRAS et le MERS», dit l'infectiologue de l'Université Laval Guy Boivin, spécialiste de la grippe, qui gérera les installations.

Mardi, quand la Ville de Québec a annoncé sa participation de 500 000 $ - le tiers de ce qu'il en coûtera pour améliorer l'actuel labo de niveau 2 du CHUQ -, plusieurs médias ont insisté sur le fait que le niveau de confinement 3 (NC3) allait permettre de travailler sur l'anthrax, une bactérie très pathogène et célèbre pour son utilisation comme arme de destruction massive. Or, s'il est vrai que le laboratoire aura cette capacité théorique, il ne servira vraisemblablement pas à cela.

Outre la spécialité des équipes présentes dans les virus respiratoires, la Santé publique possède déjà une installation de niveau 3 à Montréal, dit le Dr Boivin. Si une enveloppe contenant une poudre blanche suspecte était trouvée, elle serait envoyée là-bas, et non au futur NC3 de Québec - bien qu'il ne faille «jamais dire jamais», nuance l'épidémiologiste.

Pour le Dr Boivin, l'intérêt du NC3 est d'abord académique. «La grosse différence avec le NC2 actuel, c'est que l'air du NC3 est gardé sous pression négative, donc il ne peut pas y avoir d'air qui s'échappe. En plus, les effluents sont traités et le personnel doit porter des combinaisons. Avec le NC2, on ne pouvait travailler que sur des souches d'influenza humaines. Avec le NC3, on va pouvoir étudier des souches aviaires [beaucoup plus dangereuses]», explique le chercheur.

La présence de cet équipement sauvera beaucoup de temps à beaucoup de scientifiques de la région, en plus de constituer un atout de plus pour attirer des chercheurs et des étudiants de fort calibre.

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