Le Centre oculaire de Québec ignore une décision du Collège des médecins

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Dix jours après la décision du Collège, le Centre oculaire de Québec faisait toujours payer entre 20 $ et 40 $ pour les médicaments administrés aux patients (même à 20 $, les frais facturés pour des solutions ophtalmiques demeurent disproportionnés, a tranché le Collège des médecins dans un autre dossier)

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Le Soleil

(Québec) Malgré une demande du Collège des médecins de modifier la grille tarifaire de la clinique, le Centre oculaire de Québec continue de faire payer des frais disproportionnés pour des gouttes ophtalmiques.

La semaine dernière, Le Soleil rapportait qu'à la suite d'une enquête demandée par une patiente du Centre oculaire de Québec, Colombe Gagnon, le syndic du Collège des médecins avait convenu que les frais de 25 $ exigés par une ophtalmologiste de la clinique pour des solutions ophtalmiques étaient «disproportionnés» et que la médecin avait «dérogé à ses obligations déontologiques».

Dans une lettre datée du 1erdécembre adressée àMmeGagnon, le syndic adjoint du Collège, Mario Deschênes, écrivait que, pour corriger cette situation, des remarques et des recommandations allaient être adressées à l'ophtalmologiste «pour qu'elle modifie la grille tarifaire de la clinique où elle exerce afin de respecter ses obligations déontologiques». Aussi le syndic avait-il décidé de ne déposer aucune plainte devant le conseil de discipline de l'ordre professionnel.

Or voilà, 10 jours après la décision du Collège, le Centre oculaire de Québec faisait toujours payer entre 20 $ et 40 $ pour les médicaments administrés aux patients (même à 20 $, les frais facturés pour des solutions ophtalmiques demeurent disproportionnés, a tranché le Collège des médecins dans un autre dossier). Un message enregistré sur la ligne téléphonique de la clinique de même qu'une affiche bien en vue dans la salle d'attente faisaient en effet état de ces tarifs, jeudi. 

Interrogé sur ce qu'il comptait faire devant cette omission ou ce refus de se conformer aux recommandations du syndic, le Collège des médecins a eu cette réponse: «Le syndic des médecins a besoin d'une nouvelle plainte formelle ou d'un signalement détaillé [...] afin d'ouvrir une nouvelle enquête sur un médecin.»

«C'est rire des patients»

Le Collège ajoute que les enquêtes antérieures sont toujours prises en compte lorsque le syndic étudie de nouveau une plainte concernant un même médecin et qu'il peut y avoir une gradation des mesures prises contre celui qui n'aurait pas appliqué les recommandations et les remarques formulées par le syndic dans le cadre d'une première enquête.

La réponse du Collège est loin de satisfaire Colombe Gagnon, qui a dû travailler fort pour obtenir une première enquête du syndic, qui a duré cinq longs mois. «C'est tout simplement rire des patients. On tourne en rond. Le Collège des médecins au service de la protection du public? Plutôt au service de la facturation illégale!» s'indigne Mme Gagnon.

Le Soleil a tenté de s'entretenir avec un ou une responsable du Centre oculaire de Québec, sans succès.

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