Québec et les infirmières s'entendent sur les clauses non pécuniaires

Des membres de la Fédération des infirmières et... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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Des membres de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec avaient manifesté le 11 novembre devant l'édifice Price, à Québec, où se trouve la résidence officielle du premier ministre Philippe Couillard.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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Vicki Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
Montréal

Tant le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, que la Fédération interprofessionnelle de santé du Québec (FIQ) se sont réjouis samedi de la conclusion d'une entente de principe «historique» à la table sectorielle entre le gouvernement du Québec et certains professionnels de la santé.

La FIQ espère maintenant pouvoir s'entendre «le plus tôt possible» quant aux salaires et aux régimes de retraite, des enjeux qui sont débattus à une différente table de négociations, et le ministre Barrette s'est dit «absolument convaincu» que cela pourrait arriver avant les Fêtes.

Régine Laurent, présidente de la FIQ, a annoncé samedi matin, lors d'un point de presse à Montréal, que ses négociateurs avaient réussi à tirer plusieurs gains «majeurs», notamment au chapitre des primes versées aux professionnels qui oeuvrent aux «soins critiques», dans les salles d'opération et en obstétrique, entre autres.

Par ailleurs, la FIQ a réussi à convaincre le gouvernement de rémunérer «pleinement» les infirmières auxiliaires dans les périodes de «chevauchement», lorsque deux employées se succèdent pour un quart de travail, par exemple.

Le ratio des infirmières par patient a également été revu pour mieux s'adapter aux besoins, selon chaque situation. Le gouvernement a accepté de mettre en place des projets pilotes pour évaluer si certaines options pourraient être implantées dans tous les hôpitaux du Québec.

La FIQ s'est aussi entendue avec Québec pour augmenter le nombre d'emplois disponibles à temps plein pour les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, dont la proportion a été fixée respectivement à 62 , 50 et 54 %.

«C'est la première fois qu'on inscrit dans une convention collective le pourcentage de poste à temps complet et à temps partiel. Depuis toujours, les employeurs ont maintenu que c'était leur droit de gérance et ils faisaient ce qu'ils voulaient [...] Maintenant, il y a une obligation», a expliqué Mme Laurent.

Négos difficiles

Mme Laurent a reconnu que les négociations avaient été «difficiles». La FIQ avait claqué la porte des négociations en septembre, jugeant que les offres du gouvernement étaient insatisfaisantes. Mais les moyens de pression et la communication constante avec le ministre Barrette ont mené à l'entente de principe.

M. Barrette, qui s'est dit lui aussi satisfait de l'entente, a reconnu qu'il avait appelé personnellement Mme Laurent lorsque la FIQ avait quitté la table de négociations. «Oui, je suis intervenu. J'ai contacté Mme Laurent pour rétablir les ponts. Et depuis ce moment, ça fait bientôt presque trois mois, régulièrement et particulièrement dans les derniers jours, on se parlait parfois plusieurs fois par jour», a-t-il déclaré.

Les membres de la FIQ se réuniront les 8 et 9 décembre prochains pour se prononcer sur l'entente de principe et la FIQ. Sans surprise, la fédération recommandera aux membres de voter en faveur du texte.

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