Fin de la procréation assistée: une «transition ratée», dit la CAQ

François Paradis, député de Lévis... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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François Paradis, député de Lévis

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(Québec) Disant avoir reçu des dizaines de courriels et d'appels de couples infertiles en détresse depuis l'adoption de la loi 20, qui met fin au programme de procréation assistée, le député de Lévis, François Paradis, dénonce «la transition ratée» et «les failles du système».

Pour rappel, le gouvernement Couillard a décidé de mettre fin à la couverture publique des traitements de fécondation in vitro, mais il a prévu un délai de six mois pour permettre aux femmes de continuer de bénéficier du programme lorsque la procédure est entamée. 

Or, a souligné le député Paradis pendant la période de questions à l'Assemblée nationale, mercredi matin, plusieurs se seraient fait dire que le délai de six mois ne s'appliquait pas à elles et qu'elles devraient payer tous les traitements et les médicaments.

«Ce sont de véritables drames humains. Malgré le début des démarches médicales, on leur dit qu'ils ont acheté leurs médicaments une journée trop tard pour être remboursés. La facture est salée, entre 4000 $ et 6000 $ juste pour les médicaments. Bref, c'est un coupon de caisse qui va décider de l'avenir de leur projet parental. La transition est ratée, les parents tombent dans la faille du système», a dénoncé le porte-parole de la CAQ en matière de santé.

«Les drames humains sont nombreux. Prenons le cas d'une clinique qui, le 12 novembre, hésite avant de facturer une patiente qui a entrepris des démarches. Le 16, elle subit une ponction. Le 17, un ovule est stimulé, mais elle reçoit un appel 15 minutes plus tard pour se faire dire qu'elle doit payer 6000 $ si elle veut se le faire transplanter. Dans un autre cas, la prescription d'un médecin est avant l'entrée en vigueur de la loi, mais la femme n'a pas encore acheté ses médicaments. On lui refuse le remboursement», a relaté le député de Lévis, tout en demandant au ministre de la Santé, Gaétan Barrette, de s'engager à traiter «tous les cas complexes qui tombent dans les failles du système».

«Les choses sont très claires»

Ce à quoi le ministre a répondu que «les failles ne sont pas là» et que «les choses sont très claires». «Maintenant, il est possible que des cliniques n'aient pas appliqué ou eu les informations nécessaires pour prendre la bonne décision, c'est leur responsabilité. En ce qui nous concerne, les choses sont très claires. Depuis la semaine dernière, nous répondons systématiquement aux demandes et aux questions qui nous sont posées, tant de la part des patients que des cliniques», a dit le ministre Barrette.

Le ministre de la Santé a par ailleurs rappelé que son gouvernement allait continuer de contribuer financièrement «de façon significative au maintien et à l'appui de ces services-là, mais de façon variable en fonction des revenus des citoyens», c'est-à-dire par l'entremise de crédits d'impôt. «Je pense que nous prenons la décision responsable quant à notre situation budgétaire», a-t-il réitéré.

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