La coqueluche en hausse dans la région de Québec

Le nombre de cas de coqueluche est en augmentation cette année dans la... (123RF/Esben Hansen)

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(Québec) Le nombre de cas de coqueluche est en augmentation cette année dans la province, y compris dans la région de Québec. Au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, on rappelle l'importance de la vaccination dès l'âge de deux mois, les bébés de moins d'un an étant particulièrement à risque de développer des complications.

D'autres doses de vaccin sont prévues à 4 mois, 6 mois, 18 mois de même qu'à la rentrée scolaire, soit entre quatre et six ans. Une dose de rappel est également donnée aux jeunes de troisième secondaire depuis 2004. Les adultes de 25 ans et plus qui n'ont pas reçu cette dose peuvent s'informer auprès de leur CLSC ou de leur médecin de famille pour mettre à jour leur vaccination.

Depuis le début de l'année, 26 cas de coqueluche ont été signalés sur le territoire couvert par le CIUSSS de la Capitale-Nationale, contre seulement cinq pour toute l'année dernière. C'est surtout à Québec que des cas ont été rapportés (le territoire du CIUSSS de la Capitale-Nationale comprend aussi les régions de Portneuf et de Charlevoix), précise le Dr Nicholas Brousseau. 

Au Québec, les derniers chiffres font état de 468 cas signalés depuis le début de l'année, contre 203 pour l'année 2014. «Dans la région de la capitale, on est à 3,5 cas pour 100 000 personnes, alors qu'au Québec, le taux est de 5,6 cas pour 100 000 personnes. On n'est donc pas dans une situation inquiétante ou alarmante, mais il faut s'en occuper», dit le Dr Brousseau, qui s'attend à voir le nombre de cas augmenter dans les prochaines semaines et les prochains mois.

La région de la Mauricie est particulièrement touchée par cette éclosion de coqueluche, avec au moins 145 cas recensés depuis le début de l'année, soit quatre fois plus que les années précédentes. Une situation qui a entraîné la fermeture d'écoles primaires, d'écoles secondaires et de garderies. Le sud-est du Nouveau-Brunswick a également été frappé durement par la maladie, très contagieuse.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, la coqueluche, qui est causée par une bactérie et qui se transmet par les sécrétions respiratoires, n'a jamais vraiment été éradiquée, même si le vaccin, efficace à environ 85 %, en a grandement diminué l'incidence et les complications. «On remarque une augmentation à tous les quatre ans, comme pour plusieurs maladies qui ont des cycles épidémiques. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ça, notamment le fait que la coqueluche est très contagieuse, que tout le monde n'a pas été vacciné adéquatement et que le vaccin n'est pas efficace à 100 %», explique le Dr Brousseau.

La coqueluche débute généralement par des symptômes s'apparentant à un rhume, comme le nez qui coule et une toux légère. Puis, la toux s'aggrave et se prolonge, se présentant sous la forme de violentes quintes et provoquant parfois des vomissements. 

La maladie se traite avec des antibiotiques, mais la meilleure façon de la prévenir ou d'en diminuer les symptômes et les complications demeure la vaccination, insiste le Dr Brousseau.

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