La taxe sur les boissons sucrées redemandée

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Selon la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, le sucre représente plus de 13 % de notre apport total en calories. Or la consommation excessive de sucre est associée, outre l'obésité, aux maladies du coeur, à l'AVC, au diabète, à l'hypercholestérolémie, au cancer et aux caries dentaires, rappelle-t-elle.

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(Québec) Les appels se multiplient pour que le gouvernement Couillard intervienne concrètement et vigoureusement pour prévenir l'obésité et les maladies chroniques qui y sont reliées. Plusieurs organismes réclament une taxe sur les boissons sucrées, une option qui a déjà été rejetée par Québec.

Au Québec, un enfant sur quatre est en surpoids, et ce chiffre bondit à près de 60 % chez les adultes. Dans un nouveau rapport sur les coûts de l'obésité au Québec, l'Institut national de santé publique estime à 1,4 milliard $ le coût des médicaments et de l'invalidité associés au surpoids et à l'obésité. À cela s'ajoutent les coûts des nuits d'hospitalisation et de consultations médicales, évalués à 1,5 milliard $ en 2011. C'est donc dire que l'obésité coûterait aux contribuables québécois au moins 2,9 milliards $ par année.

Selon la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC, le sucre représente plus de 13 % de notre apport total en calories. Or la consommation excessive de sucre est associée, outre l'obésité, aux maladies du coeur, à l'AVC, au diabète, à l'hypercholestérolémie, au cancer et aux caries dentaires, rappelle-t-elle. Il faudrait, selon la Fondation, limiter sa consommation de sucre à un maximum de 10 %, ou à moins de 5 %, idéalement.

Les actions de prévention du surpoids devant être financées en période de rigueur budgétaire, la Fondation et la Coalition Poids sont revenues à la charge cette semaine en réclamant une taxe sur les boissons sucrées. «On pourrait réinvestir une partie des sommes amassées par cette taxe» dans le déploiement de la future politique de prévention en santé du gouvernement, propose la directrice de la Coalition Poids, Corinne Voyer, selon qui les «bonbons liquides» sont des produits d'occasion dont la surconsommation a des répercussions collectives qui vont au-delà des problèmes de santé individuels.

Prévention

Mais le gouvernement Couillard a déjà écarté l'idée d'une taxe sur les boissons sucrées, refusant d'alourdir davantage le fardeau des Québécois et préférant miser sur la prévention, comme le rapportait Le Soleil en août. Québec a ainsi mis sur pied la Table québécoise de la saine alimentation, qui regroupe notamment des experts en santé publique et en alimentation. Au bureau de la ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, on précise également que les consultations sur la très attendue politique de prévention débuteront sous peu.

Outre une taxe sur les boissons sucrées, plusieurs organismes oeuvrant dans le domaine de la santé proposent de limiter le format des boissons sucrées et de restreindre l'accès aux établissements de restauration rapide et aux dépanneurs à proximité des écoles.

IFMSA-Québec, qui représente les étudiants en médecine, suggère pour sa part un renforcement des mesures faisant la promotion de solutions saines aux produits sucrés (des jus sans sucre ajouté à prix compétitif et un plus grand accès aux fontaines dans les lieux publics, par exemple).

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