Frais accessoires: pas les «véritables priorités» pour Couillard

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«Non pas que ce ne soit pas important, la question des frais accessoires, ça l'est, mais la décision prise de les baliser pour éviter les abus, c'est la bonne décision, et c'est d'ailleurs l'orientation que [le Parti québécois] proposait en campagne électorale. Quelle contradiction cynique!» a dit le premier ministre Philippe Couillard.

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(Québec) Philippe Couillard a dû défendre la décision de son gouvernement de légaliser les frais accessoires, jeudi, pendant la période de questions. Au chef de l'opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, qui lui demandait comment il pouvait affirmer «ne pas avoir 50 millions $ de plus pour les patients alors qu'il avait 4 milliards $ de plus pour les médecins», le premier ministre a répondu qu'il préférait investir ces 50 millions $ dans les «véritables priorités».

Qualifiant les frais accessoires d'«étape de plus vers une médecine libérale à deux vitesses, une pour les patients et une pour les médecins», le chef de l'opposition officielle a reproché au premier ministre, au ministre de la Santé et à leur ancien collègue, le Dr Yves Bolduc, d'avoir choisi «d'engloutir» près de 4 milliards $ pour augmenter le salaire des médecins.

«Le gouvernement de Pauline Marois a tenté de négocier un meilleur partage entre les patients et les médecins avec l'actuel ministre de la Santé, alors qu'il était président de la Fédération des médecins spécialistes. À ce moment, il le disait ouvertement, et je le cite, que "les frais accessoires, c'est une astuce pour payer tout le reste". Ses refus répétés se sont soudainement expliqués quand il s'est porté candidat libéral. Est-ce que le premier ministre peut arrêter de gouverner pour les médecins et commencer à gouverner pour les patients?» a demandé M. Péladeau.

Ce à quoi Philippe Couillard a répondu qu'il y avait des choix à faire en santé et que l'argent devait être investi dans les véritables priorités, dont les personnes âgées et les personnes avec des problèmes de santé mentale. «Non pas que ce ne soit pas important, la question des frais accessoires, ça l'est, mais la décision prise de les baliser pour éviter les abus, c'est la bonne décision, et c'est d'ailleurs l'orientation que [le Parti québécois] proposait en campagne électorale. Quelle contradiction cynique!» a dit le premier ministre.

Pierre Karl Péladeau en a remis, reprochant au gouvernement Couillard de dire aux infirmières qu'il n'a pas le choix de geler leurs salaires et de retirer leurs primes de nuit alors que les médecins ont vu l'enveloppe de leur rémunération augmenter de 134 %. «Des gels pour les infirmières, des frais accessoires pour les patients, mais 134 % d'augmentation pour les médecins. Est-ce que le premier ministre peut nous dire ce qu'il attend pour rétablir l'équité pour l'ensemble de la population?»

Selon Philippe Couillard, son gouvernement agit justement avec équité «parce qu'il faut s'assurer que toutes les missions prioritaires de notre système de santé, particulièrement envers les personnes les plus vulnérables, fassent l'objet d'attention lorsqu'il y a des sommes d'argent neuf disponibles».

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