Maltraitance dans Charlevoix: Barrette promet des congédiements

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Le ministre Gaétan Barrette promet de congédier quiconque dans le réseau de la Santé qui a fermé les yeux sur la maltraitance dans des résidences pour aînés et déficients intellectuels dans Charlevoix.

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(Québec) Le ministre de la Santé Gaétan Barrette promet de congédier quiconque dans le réseau aurait fermé les yeux sur la maltraitance vécue dans des résidences pour aînés et déficients intellectuels dans Charlevoix. Une vive réaction qui a suscité le déclenchement d'une enquête interne à Baie-Saint-Paul.

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La Presse

Le responsable du ministère de la Santé a appris mardi après-midi les résultats de l'enquête menée par la Sûreté du Québec (SQ) qui a mené à l'arrestation de quatre personnes.

«Pour le réseau de la santé, c'est quasiment insultant», a pesté le ministre Barrette. Il a mandaté son personnel afin d'aller «au fond de cette affaire-là». Il promet que la lumière sera faite.

«S'il s'avère que des gens n'ont pas fait leur travail, il y a des gens qui vont aller relever de nouveaux défis, jure-t-il. Ils vont être congédiés.»

Depuis l'entrée en vigueur de la loi 10, le ministre Barrette affirme avoir agi en vertu de ses nouveaux pouvoirs pour s'assurer que les gestionnaires sont imputables de leurs actes.

«J'en ai congédié du monde à date, affirme M. Barrette. Dans l'appareil, il y a eu des hésitations [à licencier] que je ne tolérerai pas. Les gens qui posent des gestes répréhensibles vont être congédiés et ceux en autorité qui ont vu ou laissé aller ça aussi. [...] Le vent de l'imputabilité est levé et il va atterrir sur tout le territoire.»

Si des employés du réseau ont été des témoins passifs de mauvais comportements et que cela est démontrable, «les gens vivront avec les conséquences». «Ce genre de situation ne peut plus être toléré, affirme M. Barrette. Mais ce qui est pire que pire, c'est que des gens le fassent et que d'autres en position d'autorité ne le dénoncent pas. On est dans la banale bienséance. Si on n'est pas capable de se lever debout quand on voit ça et d'agir, on a un problème de société. Moi, je n'ai pas ce problème-là et je vais agir.»

Enquête interne

Des menaces qui ont eu leur effet dans Charlevoix. En entrevue au Soleil en après-midi, Guy Thibodeau, le pdg adjoint du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale, s'est dit «en accord» avec la réaction du ministre.

Il a pris la décision dans la journée de mercredi de déclencher une enquête interne au coeur du service de déficience intellectuelle dans Charlevoix. «On a lu dans le journal ce matin [mercredi] qu'il y a une employée qui dit avoir dénoncé la situation, sans que ça ait d'impact. C'est des allégations que l'on prend au sérieux. Ce n'est pas acceptable.»

«S'il y a des gens qui étaient au courant de la situation, on veut les entendre», ajoute-t-il, promettant de corriger la situation s'il s'avère qu'il y a eu des «lacunes».

M. Thibodeau a toutefois admis que le CIUSSS était déjà intervenu dans les résidences de Rémy Bernier ces dernières années afin d'y apporter des «ajustements», concernant notamment la nourriture. «Dans cette résidence, comme dans d'autres, on a parfois des ajustements à faire, des avertissements à donner au propriétaire», explique-t-il, tout en répétant qu'il n'était pas au courant que des actes de violence aient été posés avant la première dénonciation, en mai. «Entre une collation qui n'est pas appropriée et de la maltraitance, il y a une marge», plaide-t-il.

Les quatre accusés restent en prison

Les quatre personnes arrêtées mercredi dans Charlevoix resteront derrière les barreaux en attendant leur enquête sur remise en liberté. En tout, 11 chefs d'accusation de voies de fait, de voies de fait causant des lésions et de menace de causer des lésions corporelles pèsent contre eux. Les gestes auraient été posés entre 2009 et 2015. Lors de leur comparution mercredi au palais de justice de La Malbaie, il a été déterminé que Lisette Belleau subira son enquête sur remise en liberté demain, tandis que Rémy Bernier, Herman Warren et André Demers reviendront devant la cour le 13octobre. Le procureur de la Couronne Sébastien Émond soutient que chaque dossier sera traité séparément. Le juge a ordonné que les accusés ne communiquent pas entre eux. Une ordonnance de non-publication a aussi été prononcée quant au nom des victimes. Rémy Bernier, le propriétaire des résidences, et Lisette Belleau n'ont pas d'antécédents judiciaires, tandis qu'Herman Warren a déjà été accusé d'agression armée et d'extorsion. C'est d'ailleurs lui qui doit répondre au plus grand nombre de chefs d'accusation, soit sept. André Demers a quant à lui été condamné à six ans de prison pour trafic de cocaïne par le passé.

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