Les infirmières prennent d'assaut la colline parlementaire

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Une limousine ministérielle, avec seulement son chauffeur à bord, a tenté de forcer un cordon de manifestants sur la rue des Parlementaires. Une petite échauffourée avec des agents et des policiers qui cherchaient à déplacer les membres de la FIQ a alors éclaté.

Le Soleil, Simon Boivin

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(Québec) Quelque 500 infirmières mécontentes ont pris d'assaut la colline parlementaire jeudi avant-midi pour embêter ministres et députés dans leurs déplacements.

Savamment dispersés en «commandos» devant toutes les sorties pour véhicules autour du parlement, les membres de la Fédération interprofessionnelles de la santé du Québec (FIQ) ont manifesté pendant près d'une heure.

«C'est vraiment une manifestation très pacifique», a indiqué la présidente de la FIQ, Régine Laurent. «L'idée était de ralentir le départ des ministres pour leur dire : "Si ça vous dérange d'être retardé quelques minutes en temps supplémentaire obligatoire, imaginez que pour nous, ça veut dire huit heures.»

Une limousine ministérielle, avec seulement son chauffeur à bord, a tenté de forcer un cordon de manifestants dans la rue des Parlementaires. Une échauffourée avec des agents et des policiers, qui cherchaient à déplacer les membres de la FIQ, a alors éclaté. La présidente de la FIQ a fini par intervenir pour demander aux gens de laisser passer le véhicule.

«Trop rapidement et de façon trop brutale, des agents ont bousculé notre monde parce qu'une voiture voulait sortir, a expliqué Mme Laurent. [...] On s'entend que la cause pour laquelle on se bat, c'est beaucoup plus grave que de ralentir des voitures quelques minutes. À mon avis, c'était un peu overeacted.»

En bloquant les sorties du parlement et les rues empruntées par les élus, la FIQ a l'impression d'avoir pu passer son message en minimisant les répercussions sur les citoyens.

Même si les canaux de communication demeurent ouverts, les représentants des infirmières et des infirmiers ont quitté la table de négociation, la semaine dernière, qualifiant de «gifles» les offres gouvernementales. En outre, le gouvernement Couillard veut abolir différentes primes comme celles pour les soins critiques ou les primes majorées de nuit et de soir.

«On attend que le gouvernement soit prêt à nous déposer de nouvelles offres dans lesquelles il y a un espace de discussion, a indiqué Mme Laurent. C'est ce qu'on attend.»

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a reconnu que les infirmières ont plusieurs revendications légitimes. «Je crois dans la nécessité d'avoir un rôle accru, plus étendu pour les infirmières», a-t-il déclaré.

La FIQ tenait jeudi un événement de l'autre côté du boulevard René-Lévesque, au Centre des congrès de Québec. Les délégués ont spontanément décidé d'aller se faire entendre autour du parlement, a indiqué la présidente. «Ce n'est pas illégal de venir parler à notre gouvernement, a dit Mme Laurent. C'est fait très gentiment et dans la bonne humeur.»

La police de Québec n'avait pas encore statué sur la légalité de la manifestation lorsque jointe par Le Soleil en raison d'informations contradictoires. Comme les gens ont fini par se disperser sans histoire, le pire à craindre serait un constat d'infraction de 300 $ à l'organisateur seulement, nous explique-t-on.

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