Peu de médecins parlent d'alimentation à leurs patients diabétiques

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Jean-Pierre Després est directeur de la recherche en cardiologie à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

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(Québec) Peu de médecins de famille s'informent de l'alimentation de leurs patients diabétiques. Les questions sur la pratique d'activités physiques sont même moins fréquentes, selon une étude réalisée par des chercheurs au Canada.

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Jean-Pierre Després est directeur de la recherche en cardiologie à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

Le Soleil, Yan Doublet

«C'est un peu décevant. Seulement 31,5 % des médecins de famille au Canada vont soulever la question de l'alimentation avec leurs patients diabétiques et 16,7 % vont parler de la question de l'activité physique, alors que c'est fondamental à l'amélioration du profil de santé d'un patient diabétique. On a du travail à faire», a commenté, mardi, Jean-Pierre Després, directeur de la recherche en cardiologie à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec.

M. Després est aussi directeur scientifique de la Chaire internationale sur le risque cardiométabolique. Le chercheur est également un des organisateurs du cinquième congrès international sur les maladies cardiométaboliques, chroniques, sociétales (obésité, diabète de type 2) qui se tient à Québec cette semaine. Environ 400 personnes provenant de plus de 40 pays sont attendues à ce congrès.

«Pas le temps»

M. Després ne blâme pas les médecins pour ne pas être plus nombreux à intervenir sur l'alimentation et la sédentarité de leurs patients diabétiques. «Quand il y a 30 personnes qui attendent dans une salle d'attente pour voir un médecin, ça va vite. Ils n'ont malheureusement pas le temps», a-t-il dit.

À son avis, bien des médecins n'ont pas la formation suffisante sur les questions concernant l'alimentation et l'activité physique. «Il y a encore un fossé important malheureusement entre ce qu'on sait et ce qui est véhiculé par les professionnels de la santé lorsqu'ils rencontrent les patients avec ces maladies chroniques», a-t-il commenté.

Selon M. Després, ce n'est pas le rôle du médecin de revoir l'alimentation de ses patients et de lui préparer un programme d'exercices physiques. «Je vois le médecin comme un quart-arrière. Il fait l'évaluation de la santé du patient et après, il pourrait faire voir le patient par une nutritionniste et un kinésiologue», a-t-il avancé.

À cet égard, il s'est réjoui de l'intention du ministre Gaétan Barrette d'ajouter des nutritionnistes et autres professionnels de la santé dans les Groupes de médecine de famille au cours des prochaines années. 

M. Després aimerait que plus de médecins mesurent le tour de taille de leurs patients lorsqu'ils font un bilan de santé au lieu de porter leur attention sur le poids de leurs patients. «La pratique de mesurer le tour de taille est en croissance. Au Japon, c'est une loi. Il y a un dépistage systématique des hommes avec de l'obésité abdominale. On n'a pas besoin d'être aussi agressifs au Québec. Ce qu'on a besoin de faire, c'est de faire entrer des nutritionnistes et des kinésiologues dans les GMF», a-t-il affirmé.

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