Surfacturation: 63 nouvelles cliniques médicales visées

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«Nous avons reçu des centaines de factures de gens qui ont dû payer des frais parfois exorbitants dans des cliniques. Jusqu'à maintenant, les noms de plus de 600 personnes sont sur nos listes en rapport avec le recours collectif», a indiqué, jeudi, au Soleil, Me Cory Verbauwhede.

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(Québec) Le recours collectif concernant les frais accessoires aux patients dans des cliniques médicales spécialisées prend de l'ampleur. Pas moins de 63 nouvelles cliniques ont été ajoutées aux 50 cliniques inscrites dans le recours présenté l'an dernier, ce qui porte à 113 le nombre de cliniques, de médecins et d'optométristes concernés par la procédure contre la surfacturation.

Dans la région de Québec, le recours collectif vise la clinique d'ophtalmologie Lebourgneuf, l'Institut privé de chirurgie, la clinique médicale Pierre-Bertrand, le Centre dermatologique de Québec, la clinique d'ophtalmologie de Lévis et la clinique La Vue Capitale. La clinique Beauce Optique de Saint-Georges fait également partie de la liste des 113 cliniques concernées par le recours collectif.

«Nous avons reçu des centaines de factures de gens qui ont dû payer des frais parfois exorbitants dans des cliniques. Jusqu'à maintenant, les noms de plus de 600 personnes sont sur nos listes en rapport avec le recours collectif», a indiqué, jeudi, au Soleil, Me Cory Verbauwhede.

Sous l'appellation médicaments, des patients ont déboursé plus de 1000 $ pour des produits anesthésiants dans des cliniques. «C'est un euphémisme. Ce n'était pas pour des produits anesthésiants, mais plutôt pour payer d'autres frais, ce qui est illégal à notre avis», a commenté le procureur.

Dans la requête en recours collectif déposée en Cour supérieure, on rappelle des propos récents du ministre Barrette voulant que les frais de médicaments et d'agents anesthésiants cachent en réalité les frais de fonctionnement des cliniques.

On dénonce également la position la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui «est absurde et de mauvaise foi» sur la question des frais de médicaments qui n'en sont pas selon la requête.

«La laxité illicite, intentionnelle et fautive de la RAMQ dans l'application de la Loi sur l'assurance maladie contribue directement à la prolifération de la surfacturation illégale de frais accessoires par les médecins et les cliniques et décourage parfois même les traitements nécessaires avec des conséquences parfois graves dans certains cas», peut-on lire dans la requête.

«Le Collège des médecins est aussi fautif. Il n'est pas assez dur envers les médecins qui surfacturent. Il n'intervient que s'il y a une plainte et pour faire obtenir un remboursement pour des frais trop élevés. Ça ne règle pas le problème. Au moins, il y a un certain répit pour les patients, mais il n'y a pas d'effet dissuasif. C'est ce qu'on reproche à toutes les autorités responsables notamment au ministère et à la RAMQ», a affirmé Me Verbauwhede.

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