Assurance médicaments: la hausse des tarifs étonne l'opposition

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La porte-parole du PQ en matière de santé, Diane Lamarre

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(Québec) La critique de l'opposition sur les questions de santé, Diane Lamarre, s'étonne de la hausse de la tarification du régime public d'assurance médicaments communiquée lundi par la Régie de l'assurance maladie du Québec.

«Tout au long de l'année, le ministre de la Santé nous a annoncé des nouvelles règles qui amèneraient des économies substantielles. Par exemple, il y a celle qui empêche de substituer un médicament générique par un médicament d'origine. Cela devait en principe donner 40 millions $ en économies. C'est un peu étonnant qu'avec tout cet argent qui a été récupéré, la population n'est pas en mesure de voir les bénéfices des changements», a déploré, mardi, au Soleil, la députée du Parti québécois.

«Le ministre Barrette fait des choix et il les annonce toujours comme si c'était exceptionnel et qu'il y avait des économies majeures, mais on ne peut pas dire qu'actuellement ça se traduit concrètement pour les gens. On ne sait pas trop où vont les économies. Le gouvernement semble les récupérer. On n'est pas sûrs qu'elles vont aller en santé», a-t-elle ajouté.

Mme Lamarre doute que le coût élevé des médicaments pour traiter l'hépatite C soit un grand facteur de la hausse des coûts au régime public d'assurance médicaments. Elle a rappelé que la prime maximale annuelle est passée de 175 $ dans les années 90 à 640 $ au cours de la prochaine année.

Pour sa part, le ministre de la Santé a donné, mardi, plus d'explications sur les motifs qui ont conduit à une hausse de la tarification du régime public d'assurance médicaments. «Dans la dernière année, on a eu une croissance très importante du coût des médicaments. Ils sont de plus en plus chers. La population vieillit», a commenté M. Barrette, au cours d'un point de presse.

Plus cher que prévu

«L'an dernier, par rapport à ce qui a été budgété, l'assurance médicaments a coûté plus de 5 % de ce qui a été budgété et cette année, par rapport à l'an passé, on a une augmentation de 6,8 % du coût des médicaments. C'est supérieur à ce que nous avons budgété, donc des ajustements sont nécessaires», a-t-il poursuivi.

Selon le ministre, les prix des médicaments sont trop élevés et des mesures doivent être prises pour diminuer leur coût d'achat. «Au Canada et au Québec, on paie les médicaments trop cher et c'est la raison pour laquelle on a joint l'Alliance pharmaceutique pancanadienne pour faire en sorte d'avoir un meilleur prix. On est en train de préparer différents exercices de négociation pour aller chercher un meilleur prix», a indiqué M. Barrette.

La prime maximale annuelle du régime public d'assurance médicaments passera de 611 $ à 640 $ pour la période entre le 1er juillet 2015 et le 30 juin 2016. Il s'agit d'une hausse de 4,7 % par rapport à l'année précédente. Cette prime est payable lors de la production de la déclaration d'impôts.

Les montants à payer par les usagers lors de l'achat de médicaments sont également majorés à compter du 1er juillet 2015. La franchise passe de 16,65 $ à 18 $ et la part de la coassurance est portée à 34 % du prix du médicament comparativement à 32,5 % jusqu'à mardi soir.

La contribution maximale mensuelle d'une personne inscrite au régime public - qui ne reçoit pas le supplément du revenu garanti aux personnes âgées - augmente de 2,3 %, soit de 83,83 $ à 85,75 $.

Entente de principe entérinée par les pharmaciens

Les pharmaciens propriétaires ont entériné, lundi soir, l'entente de principe conclue avec le ministre de la Santé concernant des réductions d'honoraires de 177 millions $. Autant du côté de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires que de celui du ministre Gaétan Barrette, on n'a pas voulu donner de détails sur le contenu de l'accord tant que le Conseil du trésor n'aura pas donné son imprimatur. Selon certaines informations, le ministre a accepté de réduire à 130 millions $ l'ampleur de la récupération demandée aux pharmaciens propriétaires. Toutefois, ces économies ne se traduiront pas par une baisse des frais aux patients. La loi 28 qui a été adoptée sous bâillon prévoit que toute baisse de rémunération des pharmaciens ne peut être prise en considération dans le calcul de la prime annuelle, de la franchise et du pourcentage de la coassurance pendant deux ans.

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