Entrée en vigueur de la loi 41: maux de tête pour les pharmaciens

«Les pharmaciens en général étaient très enthousiastes à... (Photo Thinkstock)

Agrandir

«Les pharmaciens en général étaient très enthousiastes à la loi 41. Mais ç'a été garroché avec des coupures aux pharmaciens propriétaires alors que des actes en plus doivent être faits. C'est ridicule», s'insurge la pharmacienne Caroline Turcotte.

Photo Thinkstock

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Depuis samedi, avec l'entrée en vigueur de la loi 41, les pharmaciens peuvent exercer de nouvelles activités professionnelles, qui étaient jusqu'à présent réservées aux médecins. Cette nouvelle mesure, bien qu'elle soit «positive» pour les patients, causera des maux de tête aux pharmaciens propriétaires.

«C'est une bonne chose pour les patients. C'est un très beau projet, surtout pour désengorger le système», assure d'entrée de jeu au Soleil la pharmacienne Caroline Turcotte, de la pharmacie Brunet située dans le quartier Saint-Roch.

«Les pharmaciens en général étaient très enthousiastes à la loi 41. Mais ç'a été garroché avec des coupures aux pharmaciens propriétaires alors que des actes en plus doivent être faits. C'est ridicule. Certains actes, nous n'avons même pas le droit de les charger aux patients», ajoute-t-elle. En effet, les pharmaciens seront rémunérés pour quatre des sept actes permis.

Mme Turcotte assure que les pharmaciens possèdent les compétences nécessaires pour procéder aux nouveaux actes. Elle s'inquiète cependant de l'engorgement que cette nouvelle mesure provoquera dans les pharmacies.

Faire plus avec moins d'argent

«Il faut s'asseoir avec la personne. Il faut prendre le temps. Je ne sais pas comment on va faire pour gérer ça. Les propriétaires doivent faire plus avec moins d'argent. Comment vont-ils faire pour payer le pharmacien de plus qui prend le temps de s'asseoir avec la personne?» demande-t-elle. «C'est pour cette raison que je dis que c'était très positif au début, mais que, maintenant, cela l'est beaucoup moins. Nous n'aurons pas les ressources pour le faire comme nous aurions aimé.»

Interrogée par Le Soleil, une autre pharmacienne, qui a préféré garder l'anonymat, était du même avis. «C'est le fun pour les clients. Cependant, pour les pharmacies qui n'ont pas deux pharmaciens sur le plancher, c'est certain que cela va être plus compliqué. Il y a beaucoup de protocoles pour faire les sept actes. C'est beaucoup de temps. Avec un seul pharmacien, ça va être difficile.»

Les pharmaciens du Québec peuvent maintenant prescrire un médicament pour des conditions dont le diagnostic et le traitement sont connus, prescrire un médicament lorsque aucun diagnostic n'est requis, prolonger des ordonnances rédigées par un médecin, ajuster la dose d'une ordonnance, substituer un médicament prescrit en cas de rupture d'approvisionnement, donner un médicament par voie orale, topique, sous-cutanée, intradermique, intramusculaire ou par inhalation, à des fins d'enseignement et finalement prescrire et interpréter des analyses de laboratoires aux fins de suivi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer