Les pharmaciens à l'ère du fax!

La RAMQ privilégie le fax pour ses communications... (Shutterstock)

Agrandir

La RAMQ privilégie le fax pour ses communications avec les pharmaciens depuis plusieurs années.

Shutterstock

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) C'est encore par télécopie que la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) communique avec la majorité des pharmaciens du Québec, a observé Le Soleil. C'est donc par faxque ces professionnels de la santé reçoivent les avis de rupture de stock de médicaments, les nouvelles directives administratives, des modifications au prix payé pour les molécules par le régime public d'assurance...

À l'ère du tout numérique, le paquebot étatique de la Santé se vante de vouloir prendre le virage informatique. Mais pas pour les échanges entre la RAMQ et les pharmaciens. «C'est encore le moyen le plus efficace pour les joindre aujourd'hui, le télécopieur, parce que toutes les pharmacies ont un télécopieur», explique le porte-parole auprès des médias, Marc Lortie.

La possibilité de recevoir les alertes par courriel existe tout de même. Mais il n'est pas obligatoire de s'enrôler. «On a un service en ligne. Actuellement, il y a 41 % des pharmacies qui sont inscrites à nos services en ligne.»

«Ils sont tous équipés d'un télécopieur, insiste M. Lortie. Et comme, pour l'instant, le taux d'inscription à nos services en ligne est de 41 %... Les autres, il faut quand même qu'on les informe. On n'a pas le choix d'utiliser le télécopieur.»

N'est-ce pas un peu surprenant dans le contexte de l'informatisation du réseau en cours? «Je comprends. C'est sûr que [...] on veut augmenter ce pourcentage-là.»

Alors, pour quand le virage informatique dans les échanges entre l'État et les pharmaciens? «On n'a pas d'objectif en termes de pourcentage», indique M. Lortie. La RAMQ n'a pas plus d'échéancier. On escompte que le plus grand nombre embarquent. Le changement sera cependant «graduel» : «On leur donne le temps.»

«C'est sûr que notre objectif, c'est de diminuer le papier et d'augmenter la diffusion électronique», fait valoir Marc Lortie. «Mais on n'est pas encore rendu à l'étape où on peut éliminer le papier.»

Infolettres

Les télécopieurs des pharmacies recrachent donc la correspondance en quantité. «On envoie régulièrement des infolettres aux pharmaciens. [...] Tout ce qui est en lien avec le travail du pharmacien.»

«On a beaucoup d'informations à leur transmettre.» Marc Lortie précise : «Que ce soit, par exemple, pour leur faire part des ruptures de stock de médicament ou des modifications qui entrent en vigueur par rapport à tout ce qui concerne les médicaments. Donc, on a à communiquer régulièrement avec eux.»

La RAMQ privilégie les fax pour ses communications avec les pharmaciens depuis de nombreuses années. Elle vient de renouveler sans appel d'offres un contrat avec une entreprise ontarienne spécialisée dans les envois de masse, Commport Communications International. Il en coûte aux contribuables 30 000 $ par année pour financer le service de télécopie.

«C'est un contrat qu'on a renouvelé une couple de fois. Toujours le même montant. On confie ça à l'externe parce que c'est une lourde charge de travail à l'interne. C'est plus efficace d'y aller avec une compagnie externe», justifie-t-il. «Ils ont les applications nécessaires pour faire ça rapidement, les envois.»

Selon le décompte de la RAMQ, il y a 1850 pharmacies au Québec.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer