Pharmacies: grève symbolique d'une heure contre les coupes

Il y aura une grève symbolique d'une heure, soit de 10h à 11h, aujourd'hui,... (Photothèque Le Soleil)

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(Québec) Il y aura une grève symbolique d'une heure, soit de 10h à 11h, aujourd'hui, dans un certain nombre de pharmacies de la région de Québec et ailleurs au Québec.

Les pharmaciens, techniciens et autres employés veulent ainsi manifester leur mécontentement devant l'intention du ministre Gaétan Barrette de couper 177 millions $ dans les montants versés aux pharmacies. Ils profiteront de cet arrêt de travail momentané pour sensibiliser les patients aux conséquences des coupes.

Selon le pharmacien Martin Guilbert de Charlesbourg, les compressions, si elles sont appliquées, auront des conséquences sur les services aux patients. «Il y aura un impact pour la population. Le 24 juin, on a toujours été ouvert. Cette année, on est fermé. Il y a peut-être certains soirs de semaine qu'on va fermer plus tôt», a-t-il fait part, lundi, au Soleil.

Durant le débrayage symbolique, le pharmacien sera seul à assurer le service derrière le comptoir et dans le laboratoire. «Il n'y aura pas de personnel technique. Ça diminue l'offre de service. Ça va retarder un peu. C'est un peu pour imager l'impact des coupures qu'on va subir», a-t-il affirmé.

Bien que la réflexion ne soit pas terminée, d'autres réductions à l'accès aux services pharmaceutiques qui vont toucher plusieurs personnes âgées sont envisagées. «En plus des heures d'ouverture réduites, on planche sur des frais pour des services qu'on offrait gratuitement, dont l'émission de copies de dossier, l'envoi de documents par télécopieur aux médecins. C'est probablement des services qu'on va devoir facturer. Également, le temps d'attente peut augmenter s'il y a moins de personnel en place», a expliqué M. Guilbert.  

Ces compressions amèneront une baisse des heures travaillées par le personnel et des coupes de postes. «Ce n'est pas des choses que l'on souhaite. On a toujours privilégié le service aux clients. Force est de constater qu'on est une entreprise privée et qu'on doit atteindre la rentabilité», a ajouté le pharmacien.

Selon M. Guilbert, les pertes de sa pharmacie dépasseront la somme moyenne de 100 000 $ par pharmacie établie par l'Association des pharmaciens propriétaires. «Notre pharmacie sera plus affectée que d'autres parce qu'on a plus une clientèle sur le régime public d'assurance médicaments», a-t-il dit.

Advenant des réductions de personnel, M. Guilbert dont la pharmacie est affiliée à la chaîne Brunet, avance qu'il sera plus difficile pour les pharmaciens de remplir les nouveaux actes prévus dans la loi 41. «C'est très mal parti. On ne sera pas bien positionné pour donner le service que la population attend de nous», a-t-il déploré.

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