Les ambulanciers perdent du temps dans les hôpitaux

Le temps moyen passé dans un hôpital par... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le temps moyen passé dans un hôpital par les ambulanciers de Québec était de 40,9 minutes, soit un peu plus que la moyenne québécoise de 38,8 minutes.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les ambulanciers de la région de Québec pourraient faire davantage. Encore faudrait-il qu'on libère plus rapidement leurs civières quand ils amènent des patients dans les hôpitaux.

Le directeur général de la Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec (CTAQ), Marc Munger, a reconnu, jeudi, que les ambulanciers perdent du temps dans les urgences dans les hôpitaux. Il n'a toutefois pas voulu blâmer les gestionnaires des hôpitaux pour les délais d'attente.

«Quand on est là pendant une heure, nos gens se demandent quand ils vont être libérés. Ça crée un peu d'inconfort, des conflits. Tout le monde a intérêt à améliorer ce côté», a-t-il affirmé, en marge de l'inauguration des locaux agrandis de la CTAQ dans la rue des Tournelles, à Québec.

«On travaille sur ça avec nos partenaires. Amener un patient à l'hôpital, on n'est pas les seuls là-dedans. En plus, il y a des hôpitaux spécialisés en traumatologie, en problèmes cardiaques à Laval. On travaille pour améliorer le temps par des moyens technologiques pour nous permettre de libérer nos civières plus rapidement. Ce n'est pas encore parfait. Ce n'est pas le Klondike encore», a-t-il ajouté.

Selon le ministère de la Santé, le temps moyen passé dans un hôpital par les ambulanciers de Québec était de 40,9 minutes, soit un peu plus que la moyenne québécoise de 38,8 minutes. Le premier de classe est la région de la Chaudière-Appalaches avec un séjour moyen à l'hôpital de 23,8 minutes, soit presque deux fois moins qu'à Québec. En Nouvelle-Écosse, la norme est un temps d'attente de 20 minutes dans un hôpital.

Gestion en «silo»

Un rapport sur les services préhospitaliers d'urgence (SPU) qui a été remis au ministre de la Santé l'an dernier montre du doigt le manque de coordination entre les services ambulanciers et les hôpitaux. «Cette gestion en "silo" gonfle les coûts de santé et risque de causer des préjudices tant aux intervenants qu'aux patients, si ces derniers ne sont pas dirigés promptement à l'endroit propice à leur cas. Présentement, les SPU sont peu ou mal connus des intervenants du réseau», lit-on dans le rapport.

«Le milieu médical ignore le plus souvent l'importance des SPU, que ce soit pour le patient, le bon fonctionnement du réseau ou même le taux de survie aux ACR [arrêts cardiorespiratoires] et aux traumatismes sévères», a-t-on ajouté.

Par ailleurs, M. Munger s'est dit surpris des conclusions du rapport gouvernemental concernant le manque de transparence des entreprises ambulancières sur leur situation financière. «En fonction de la loi des coopératives, on doit transmettre nos chiffres chaque année. Quand on parle de transparence de nos profits, je suis un peu surpris de leur réflexion. Ils [le ministère] ont accès à tous nos chiffres. On n'a pas intérêt à cacher rien là-dedans. Au niveau de la transparence, on est très à l'aise avec ça», a-t-il commenté. À son avis, le manque de transparence concerne plutôt les entreprises privées propriétaires de permis d'ambulance.

Par ailleurs, c'est avec une grande fierté que les dirigeants de la CTAQ ont inauguré leurs nouveaux locaux agrandis. Ces travaux ont coûté moins de 6 millions $, soit en deçà des estimations de 6,2 millions $ prévues au départ.

On prévoit que le nombre d'appels pour une ambulance augmentera de 2 à 5 % par année au cours des prochaines années. La coopérative compte actuellement 250 employés comparativement à une centaine en 1993.

En 2013, le coût des services préhospitaliers d'urgence a été de 527 millions $ au Québec.

Taux de survie de 41,7 %

Les ambulanciers de la région de Québec ont aidé à sauver bien des vies à la suite d'un arrêt cardiorespiratoire. En 2012-2013, le taux de survie après l'intervention rapide d'un ambulancier a été de 41,7 %, soit le deuxième meilleur taux au Québec. En première place, on trouve encore une fois les ambulanciers de la Chaudière-Appalaches avec un taux de survie de 44,4 %.

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