Le PQ dénonce les «primes Bolduc»

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La porte-parole du PQ en matière de santé, Diane Lamarre

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(Québec) Malgré la promesse de les faire «disparaître», les primes à la prise en charge de patients qui ont embarrassé l'ex-ministre Yves Bolduc font partie de l'entente intervenue avec les médecins de famille, déplore le Parti québécois.

La porte-parole péquiste en matière de Santé, Diane Lamarre, s'indigne que l'entente «réaffecte»les sommes liées à la prise en charge d'un patient à un nouveau système de primes jugé similaire.

«On donne des primes aux médecins pour inscrire des patients sur une liste au lieu de leur en donner pour les voir et les soigner, a dénoncé Mme Lamarre. Les patients en ont assez de ça.»

La nouvelle prime diffère un peu de celle qui existait. Elle sera versée uniquement après une première visite associée à un véritable bilan de santé d'un patient orphelin, et non pas uniquement lors de son inscription. Comme c'était déjà le cas, le montant sera modulé selon l'état de santé général du patient. L'entente précise que «les modalités de ces mesures seront définies ultérieurement».

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a déjà promis de mettre fin à cet incitatif. «C'est une mesure que moi-même, j'ai décriée dans le passé, et je peux vous dire que ça va disparaître», a-t-il déclaré en février.

Son ancien collègue Yves Bolduc a traîné pendant des mois une controverse liée à la prime. Pendant son séjour dans l'opposition, l'ex-député libéral de Jean-Talon a repris la pratique et empoché 215 000 $ pour la prise en charge de 1500 patients, qui sont retournés sur une liste d'attente un an et demi plus tard.

Au cabinet du ministre Barrette, jeudi, on expliquait que l'incitatif actuel est «très différent» de celui qui existait auparavant. Il oblige le médecin à dresser un bilan de santé complet avant de toucher la prime. L'inscription d'un patient ne peut être faite en parallèle d'une simple consultation pour une toux, par exemple. Cela est plus productif, puisqu'un dossier complet au nom du patient est constitué, plaide-t-on. Les médecins sont ensuite liés par leur taux d'assiduité, la proportion de visites qu'un patient parvient à effectuer auprès de son médecin, qui doit atteindre une moyenne de 80 %.

À la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec, le porte-parole Jean-Pierre Dion martèle que les sommes dévolues à cette prime font déjà partie de l'enveloppe globale de rémunération des médecins. Les cas comme celui de l'ex-ministre Bolduc ont été exceptionnels et ne sont plus possibles parce que le nombre d'inscriptions pour un médecin a été limité à 150 par année.

«C'est du salaire qui serait versé aux médecins de toute façon, fait valoir M. Dion. Pour nous, ça demeure important de valoriser le principe de prendre en charge des patients.» Le coût de la mesure est de quelque 25 millions $ par année.

Lui-même médecin, le député solidaire Amir Khadir n'apprécie pas que la pratique des primes se poursuive. «Il faut arrêter de jeter notre argent par la fenêtre, a-t-il affirmé. Il faut arrêter de créer des conditions où les médecins peuvent avoir honte de leur profession. L'image que ça rend au public, c'est que les médecins veulent avoir plus pour faire le travail pour lequel ils sont déjà payés par le système de santé.»

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