Une couche à des handicapés: «insultant et révoltant»

L'invitation aux personnes en fauteuil roulant de porter une couche... (Photothèque La Presse)

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L'invitation aux personnes en fauteuil roulant de porter une couche à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec fait suite à l'abolition d'un poste de brancardier.

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(Québec) Des personnes en fauteuil roulant ont été invitées à porter une couche à l'avenir lorsqu'elles se rendent à l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (ancien Centre François-Charon) en raison des compressions budgétaires. Plus de 20 postes de professionnels qui donnent des services aux personnes handicapées y ont été abolis dernièrement.

Cette situation a été dénoncée, jeudi, par la directrice adjointe du Regroupement des organismes de personnes handicapées de la région de Québec, Véronique Vézina.

«C'est insultant et révoltant. C'est un manque de respect», a-t-elle affirmé, lors d'un point de presse à l'Assemblée nationale, en compagnie du député péquiste Jean-François Lisée. Près de 20 personnes handicapées étaient également présentes.

Mme Vézina a expliqué que la nouvelle consigne de porter une couche à l'avenir fait suite à l'abolition d'un poste de brancardier en lien avec des compressions budgétaires. «Ce poste permettait aux gens de pouvoir aider les personnes à aller à la toilette.

Maintenant, un gestionnaire à l'Institut a répondu aux personnes qui avaient besoin de cette assistance : "Quand vous allez venir ici, mettez une couche. Ça va être moins compliqué et puis ça va coûter moins cher"», a-t-elle raconté.

Malgré le démenti la semaine dernière du premier ministre Couillard, les compressions à l'Institut réduiront les services, selon un représentant de personnes handicapées visuelles. «Une personne [handicapée visuelle] qui était aux études vient de s'acheter un ordinateur. Normalement, on est supposé mettre à jour son logiciel pour qu'elle puisse avoir accès à son ordinateur pour sa formation. On l'a mise sur une liste d'attente pour trois mois. L'ordinateur de cette personne va traîner sur la table pendant trois mois», a-t-il déploré.

Ces réductions de services s'ajoutent à l'abolition du transport adapté, la fermeture du centre de jour, au retrait de l'aide aux personnes fréquentant l'Institut et à la diminution de l'horaire de restauration au cours des 12 derniers mois, a-t-on précisé.

La nouvelle entité régionale née de la réforme Barrette - qui dirige l'Institut de réadaptation physique de Québec - nie que les personnes handicapées aient été invitées à porter une couche à l'avenir à la suite de l'abolition d'un poste de brancardier.

«Le poste de brancardier était affecté aux visiteurs seulement et il était très peu sollicité. Il est faux de prétendre que les usagers sont invités à porter des couches, car tous les usagers ont accès aux services de préposés aux bénéficiaires dans le cadre de leurs soins et services», a fait part, jeudi, en fin d'après-midi, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale dans un communiqué.

Selon le Centre, la réorganisation à l'Institut est rendue nécessaire en raison d'une baisse majeure de la clientèle accidentée de la route. On indique que 32 postes seront ouverts dans d'autres secteurs d'activités de l'Institut de réadaptation pour répondre aux besoins des usagers. Du côté des personnes handicapées, on parle de l'abolition d'une cinquantaine de postes.

Le Centre intégré réplique

La nouvelle entité régionale née de la réforme Barrette - qui dirige l'Institut de réadaptation physique de Québec - nie que les personnes handicapées aient été invitées à porter une couche à l'avenir à la suite de l'abolition d'un poste de brancardier.

«Le poste de brancardier était affecté aux visiteurs seulement et il était très peu sollicité. Il est faux de prétendre que les usagers sont invités à porter des couches, car tous les usagers ont accès aux services de préposés aux bénéficiaires dans le cadre de leurs soins et services», a fait part, jeudi, en fin d'après-midi, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale dans un communiqué.

Selon le Centre, la réorganisation à l'Institut est rendue nécessaire en raison d'une baisse majeure de la clientèle accidentée de la route. On indique que 32 postes seront ouverts dans d'autres secteurs d'activités de l'Institut de réadaptation pour répondre aux besoins des usagers. Du côté des personnes handicapées, on parle de l'abolition d'une cinquantaine de postes.

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