Avortement: l'opposition péquiste craint de voir l'accès restreint

La porte-parole du PQ en matière de santé,... (Photothèque La Presse)

Agrandir

La porte-parole du PQ en matière de santé, Diane Lamarre

Photothèque La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) La controverse sur l'accès à l'avortement et les quotas de patients que veut imposer le ministre Gaétan Barrette est loin d'être terminée malgré les engagements du ministre de la Santé et du premier ministre Philippe Couillard de ne pas toucher à ces services.

Mardi, la critique en santé de l'opposition officielle, Diane Lamarre, s'est dite convaincue que l'accès aux interruptions volontaires de grossesse (IVG) sera réduit par le projet de loi 20 sur les quotas de patients et la réglementation qui suivra, à moins de changements. 

«Les orientations réglementaires qu'il [le ministre Barrette] a déposées apportent des restrictions à l'avortement. Actuellement, la seule chose dont on est sûrs, c'est des promesses», a affirmé la députée du Parti québécois, en marge de l'étude des crédits budgétaires du ministère de la Santé.

«Ce que je lui demande, c'est qu'il corrige par écrit les orientations réglementaires, qu'il nous dise qu'est-ce que ce sera, sa nouvelle façon de faire, et à ce moment-là, on pourra statuer si vraiment la population est mieux protégée, si l'accès est mieux préservé», a-t-elle ajouté.

À son avis, la pratique médicale d'IVG n'est pas compatible avec des quotas de patients et l'obligation de travailler un certain nombre d'heures par semaine dans un hôpital. «Il faut une disponibilité du médecin significative dans le CLSC pour faire ça. Il faut une expertise. Alors si on dit au médecin : d'accord, tu vas pouvoir juste en faire 100, puis après ça, tu vas être obligé de voir 1400 patients ailleurs et faire une douzaine d'heures d'AMP [activités médicales particulières dans un hôpital], le médecin va dire : je vais renoncer à cette pratique [avortement]», a expliqué Mme Lamarre.

Elle ne croit pas que de doubler les quotas pour les médecins qui pratiquent des avortements sera suffisant pour éviter une réduction d'accès aux cliniques de planification des naissances. 

La députée péquiste estime qu'il aurait été préférable d'établir les besoins de la population en matière d'avortements et non de fixer des quotas aux médecins. «S'il reste juste trois ou quatre médecins qui font ça à quelques endroits spécifiques parce que les quotas sont trop limités, est-ce qu'on va avoir le résultat escompté?» a demandé Mme Lamarre. 

De la diversion

Par ailleurs, elle a accusé le ministre Barrette de faire de la diversion pour avoir affirmé que le PQ était responsable, par ses craintes sur l'accès réduit à l'avortement, de l'introduction d'une militante Femen à l'Assemblée nationale la semaine dernière. «Si le Canadien perd deux matchs dans les séries, ça va être la faute du Parti québécois», a-t-elle ironisé.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer