Contrat de buanderie dans le réseau de la santé: Partagec joue son avenir

Partagec compte environ 120 employés réguliers; une quarantaine... (Photothèque Le Soleil)

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Partagec compte environ 120 employés réguliers; une quarantaine de plus figurent sur la liste de rappel.

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(Québec) Québec lancera sous peu un appel d'offres qui marquera (peut-être) la fin de la mainmise de Partagec, une entreprise publique, sur le lavage du linge sale du réseau de la santé de la capitale. Mais peu importe qui gagnera le gros lot, l'exercice annonce des pertes d'emplois. Reste à savoir combien.

«L'enjeu est énorme», balance le directeur général, Daniel Bernard. «L'enjeu, c'est notre entreprise, Partagec, qui est à sa 49e année d'existence. On va fêter notre 50e anniversaire l'année prochaine. C'est une institution à Québec, Partagec.»

«On est la plus grosse buanderie dans l'est du Québec», se tague-t-il. En fait, Partagec serait la deuxième plus imposante au Québec. On est donc loin de la laveuse résidentielle. Ici, on lave les tissus encrassés de 50 établissements du réseau de la santé et des services sociaux; de la guenille en quantité: jusqu'à 2500, 2700 kilos à l'heure.

M. Bernard «déplore» le flou entretenu par le gouvernement quant à son avenir. «On est toujours en attente de la publication de l'appel d'offres des services de buanderie de la région. On est en attente que ça se fasse. Ça fait plusieurs semaines que c'est supposé se faire. On a bien hâte de voir.»

Le gestionnaire se dit dans le brouillard depuis l'automne. L'équipe du ministre de la Santé, Gaétan Barrette, leur avait alors annoncé que leur contrat serait soumis aux lois du marché par appel d'offres. Et que l'enjeu serait une entente pouvant atteindre 20 ans.

L'incertitude achève, annonce une porte-parole du ministère, Noémie Vanheuverzwijn. L'appel d'offres sera publié «sous peu», «au cours des prochaines semaines».

Projet de modernisation

Partagec compte environ 120 employés réguliers; une quarantaine de plus figurent sur la liste de rappel. Y aura-t-il des mises à pied? «Si le privé a un meilleur prix que le nôtre, c'est sûr que nous autres, on va être en contexte de fermeture. [...] On espère l'emporter, bien entendu, mais on n'a malheureusement pas de contrôle sur le processus et sur ce que l'entreprise privée va soumissionner.»

Une victoire annoncerait cependant la réanimation d'un projet de modernisation de plusieurs millions de dollars, indique M. Bernard. Le dossier est sur la voie d'évitement depuis que le gouvernement a annoncé qu'il testera le marché.

Qui dit modernisation dit productivité accrue. Un gain ne signifierait donc pas que tous les emplois seraient maintenus. «On va être nettement plus efficace», observe Daniel Bernard. «Il va avoir une diminution du personnel. [...] Ça demande beaucoup moins de main-d'oeuvre.»

Lanaudière aussi

Partagec n'est pas la seule buanderie publique soumise au processus d'appel d'offres par le ministère. Celle de Joliette, propriété du Centre intégré de santé de Lanaudière, est dans le même bateau.

Pourquoi l'État pointe ces deux cibles? «Parce que nous deux, on avait des projets d'investissements pour la construction de nouvelles usines. [...] Ces projets-là ont été mis sur la glace. Donc, si on perd l'appel d'offres, il n'y a plus de nouveaux projets et tout notre marché s'en va au privé. Et si on gagne le processus, on va pouvoir aller de l'avant.»

Si Partagec devait fermer ses portes, plusieurs autres buanderies seraient ébranlées. Les entreprises de ce secteur d'activité établissent des partenariats afin de garantir le service en cas de bris majeur ou d'un incendie, par exemple. Ainsi, Partagec pourrait laver les jaquettes et les draps des buanderies de Beauceville, de Montmagny, même d'une autre au Nouveau-Brunswick.

Et si Partagec subit une catastrophe l'obligeant à arrêter les laveuses quelques jours, où seront envoyés les camions remplis des ballots souillés des établissements de santé de la capitale? Dans le réseau public, les buanderies du coin sont trop petites pour absorber la production. On se tournerait donc vers l'entreprise privée : «On a contacté nos différents collègues de buanderies publiques au Québec pour leur demander s'ils avaient la capacité de nous prendre. La majorité des buanderies sont à haut niveau de production actuellement; il n'y a personne qui est capable de nous garantir un service dans un délai raisonnable. [...] Ils sont déjà loadés

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