Ratio cadres/employés: le CHU de Québec premier de classe

Le ministère de la Santé ne prévoit pas... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet)

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Le ministère de la Santé ne prévoit pas de diminution du nombre de cadres au CHU de Québec en raison de la bonne performance de l'établissement pour le ratio cadres/employés.

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(Québec) Le CHU de Québec est le premier de classe au Québec, suivi de très près par l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ), avec le plus faible niveau d'employés cadres de tous les établissements de santé, toutes proportions gardées.

Selon des données du ministère de la Santé, on compte un cadre pour 22,5 employés au CHU de Québec. D'ici 2018, le Ministère ne prévoit pas d'ailleurs de diminution du nombre de cadres au Centre hospitalier universitaire de Québec qui est né du regroupement en 2012 de l'Hôtel-Dieu, du CHUL, de l'Enfant-Jésus, de Saint-Sacrement de Saint-François d'Assise. Un seul poste de cadre sur 95 devra être aboli à l'IUCPQ.

À l'inverse, des Centres intégrés de la région de Montréal nés de la réforme Barrrette et le Centre universitaire de santé McGill (CUSM) devront s'astreindre à une importante cure minceur. En appliquant le même ratio d'encadrement qu'au CHU de Québec, le CUSM devra abolir 119 postes de cadres, soit plus du quart des postes actuels, d'ici trois ans.

Dans quatre centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux sur l'île de Montréal, la diminution du nombre de cadres demandée par le Ministère varie entre 18,7 % et 23,2 %. À l'Institut (psychiatrique) Philippe-Pinel de Montréal, le nombre de cadres subira une baisse de 28 %, soit de 67 à 48.

En nombre, c'est au CIUSS du Centre-Est-de-l'Île-de-Montréal que les directives gouvernementales auront le plus d'effet avec la disparition de 175 postes de cadres sur les 813 postes actuels d'ici 2018. 

Les Centres intégrés de l'Abitibi-Témiscamingue et de la Côte-Nord compteront également moins de cadres. On y prévoit des diminutions de plus de 22 % alors qu'en Chaudière-Appalaches, le nombre de postes de cadres qui seront éliminés est 39 ou 8,3 %.

«Il y a des variations dans le taux d'encadrement d'une catégorie d'établissement à l'autre. On a tenu compte de la nature des services offerts. On a regardé ceux qui étaient les meilleurs. On a tracé une ligne et on a dit aux autres qu'ils devaient atteindre cette ligne. C'est la méthode que l'on a utilisée pour établir les taux d'encadrement», a indiqué, lundi, le sous-ministre adjoint Marco Thibault.

Bouchées doubles

Il reconnaît que certaines organisations devront prendre les bouchées doubles pour se conformer aux cibles du ministère de la Santé. Agir autrement serait comme pénaliser les meilleurs, à son avis.

«Certaines organisations auront un chemin à parcourir plus important, particulièrement dans la région de Montréal mais on est sur un horizon de trois ans. On aurait été inéquitable de ne pas reconnaître ceux qui avaient déjà posé des gestes qui s'inscrivaient dans une logique de gestion plus serrée», a affirmé le haut fonctionnaire.

Par ailleurs, on prévoit mettre en place une réglementation pour forcer les établissements à ne pas déroger des consignes gouvernementales sur le nombre maximal de postes. «La réforme précédente du temps que M. Couillard était ministre de la Santé avait amené une réduction du taux d'encadrement mais il avait augmenté par la suite. Le gouvernement a appris du passé. Des cibles quant au nombre de cadres seront placées dans un règlement», a précisé M. Thibault.

«L'objectif est de maximiser les services à la population et de concentrer les efforts d'optimisation dans les services administratifs», a-t-il ajouté.

840 départs à la retraite confirmés

Un total de 840 cadres de la santé ont confirmé leur départ pour la retraite, selon des données préliminaires du ministère de la Santé, dans la foulée de la réforme du ministre Gaétan Barrette.

Plus précisément, 561 sont partis le 31 mars dernier et 279 ont opté pour un départ à la préretraite d'ici le 31 mars 2016. C'est plus de 60 % des 1364 postes de cadres que le ministère de la Santé souhaite faire disparaître d'ici 2018. L'an dernier, le réseau de la santé comptait 11 119 cadres.

«Il est plausible de penser qu'on atteindra la cible dans l'échéancier prévu, peut-être même avant», a dit le sous-ministre adjoint Marco Thibault.

D'autre part, ces données ne tiennent pas compte de ceux et celles qui occupaient des postes de directeur général ou de directeur général adjoint qui ont jusqu'à la fin du mois d'avril pour faire connaître leur intention de continuer ou de quitter le réseau de la santé. Au Centre intégré universitaire de la Capitale-Nationale qui résulte de la fusion de 10 établissements, le nombre de ces hauts dirigeants a été réduit de 116 à 60.

Nouvelles embauches?

M. Thibault ne s'est pas avancé sur la possibilité que des nouveaux cadres soient embauchés pour certains postes étant donné l'ampleur des départs. «On est dans une logique où on favorise un replacement des cadres en stabilité d'emploi sur des postes disponibles. Il y aura peut-être des opportunités à Laval, en Montérégie. On ne parle pas de prendre quelqu'un de Sept-Îles et de l'envoyer en Outaouais», a-t-il dit.

La réduction du nombre de cadres dans la santé devrait amener des économies de 130 millions $ par année d'ici trois ans. Le budget du Ministère dépasse 32 milliards $. 

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