Les infirmières veulent pouvoir prescrire plus de médicaments

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La FIQ donne l'exemple de la procédure pour obtenir une ordonnance collective qui permet aux infirmières de prescrire certains médicaments après avoir reçu l'approbation des médecins d'un établissement. À l'avenir, elle demande que ce processus par établissement soit aboli et que l'ordonnance soit applicable pour tout le Québec.

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(Québec) Les infirmières demandent au ministre Gaétan Barrette d'intervenir afin qu'elles aient la possibilité de prescrire plus de médicaments sans la tutelle de médecins.

Il s'agit d'une des recommandations de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour améliorer l'accès aux soins à des milliers de personnes qui n'ont pas de médecin de famille. 

La vice-présidente de la fédération syndicale, Nancy Bédard, a donné, mercredi, l'exemple de la procédure pour obtenir une ordonnance collective qui permet aux infirmières de prescrire certains médicaments après avoir reçu l'approbation des médecins d'un établissement. À l'avenir, la FIQ demande que ce processus par établissement soit aboli et que l'ordonnance soit applicable pour tout le Québec. 

«On dit : abolissez le processus dans un établissement et de faire des ordonnances collectives nationales, qui soient applicables partout dans les établissements, et enlevez les barrières qui laissent à chacun des établissements de dire si oui ou non cette portée va être donnée aux professionnels en soins», a-t-elle répondu.

Dans le cas des superinfirmières ou des infirmières praticiennes, on demande au ministre de retirer la tutelle médicale sur la réglementation de la profession infirmière et de leur donner le droit de poser un diagnostic, de prescrire des médicaments de manière indépendante et le droit de poser des gestes médicaux de base. 

Alléger la tâche des médecins

Un des objectifs de la FIQ est de dégager les médecins des cas simples afin qu'ils consacrent plus de temps aux patients avec des problèmes de santé plus importants. Dans son mémoire, la fédération mentionne que le Québec est en retard par rapport à l'Ontario quant aux actes que peuvent faire les infirmières.

Par ailleurs, on revendique le droit pour les infirmières de prescrire un médicament pour une condition mineure lorsque le diagnostic et le traitement sont connus et d'adopter une loi à cet effet. La FIQ demande aussi le droit aux infirmières de prescrire certaines analyses de laboratoires, des radiographies et certains tests, de prolonger une ordonnance d'un médecin pour une maladie chronique ou une condition mineure.

En outre, on veut que les médecins soient tenus de collaborer avec les autres professionnels de la santé, notamment en étant obligés de transmettre les données cliniques d'un patient, et cela, par des règles édictées par le Collège des médecins ou l'Office des professions.

La fédération qui représente 65000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes a invité le ministre Barrette à faire plus de place aux professionnels en soins dans les cliniques médicales. 

La présidente de la FIQ, Régine Laurent, n'a pu être présente en commission parlementaire en raison du décès de sa mère.

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