Quotas de patients: Barrette ne doit pas s'entêter, disent les médecins

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Le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin

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(Québec) «Le ministre de la Santé a deux choix : ou bien il marche avec nous autres ou il continue à s'entêter avec une solution qui n'arrivera à rien.»

C'est en ces termes que le président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), le Dr Louis Godin, a résumé, mercredi, au Soleil, les options qui s'offrent au ministre Gaétan Barrette, à la veille de la présentation en commission parlementaire des propositions pour améliorer l'accès à un médecin de famille, en lieu et place du projet de loi 20 sur les quotas de patients et les pénalités salariales.

«Si le ministre ne regarde pas ça, ça veut dire dans le fond que le projet de loi n'est pas pour améliorer l'accès. C'est juste pour créer un régime particulier pour les médecins de famille par la coercition et d'imposer des pénalités injustes», a-t-il avancé.

Mettre fin aux activités médicales particulières

La première solution est de mettre fin d'ici deux à trois ans à l'obligation pour les médecins de 20 ans de pratique et moins de faire un minimum d'heures dans les hôpitaux. C'est ce qu'on appelle les activités médicales particulières (AMP). Entre-temps, on veut que les nouveaux médecins soient tenus de travailler dans les cliniques et les CLSC un certain nombre d'heures par semaine pour prendre des patients en charge et augmenter l'accès à un médecin de famille.

Contrairement à l'impression laissée mardi par le ministre Barrette, le Dr Godin est convaincu que cette approche progressive ne créera pas un manque de médecins dans les hôpitaux. «Ça ne veut pas dire qu'on va vider l'hôpital des médecins omnipraticiens. Ça veut dire que les nouveaux médecins qui arrivent seront surtout dirigés en cabinet», a expliqué le président de la FMOQ.

«Ce que ça va faire, sur un horizon de 18 à 24 mois, on sera capable de faire la démonstration qu'on est capable de diriger les médecins vers le cabinet sans déstabiliser les hôpitaux et, à ce moment, on enlèvera les AMP», a-t-il ajouté.

Au Québec, 40 % du temps des médecins de famille est passé dans un hôpital ou un CHSLD par rapport à 20 % dans les autres provinces canadiennes. Selon le Dr Godin, c'est la principale raison qui explique le manque de médecins de famille dans les cliniques. Seulement le quart des actes facturés par les 1500 nouveaux médecins depuis cinq ans l'ont été pour du travail dans une clinique ou un CLSC.

D'autre part, les médecins proposent de voir plus rapidement leurs patients au lieu qu'ils aient à se présenter dans les cliniques sans rendez-vous ou à l'urgence. En outre, on appuie le projet libéral d'ouvrir 50 nouvelles supercliniques en plus des 50 cliniques réseaux sans rendez-vous actuelles.

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