Gaétan Barrette se porte à la défense de Julie Miville-Dechêne

Gaétan Barrette a tenu à souligner que l'appui... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Gaétan Barrette a tenu à souligner que l'appui donné au projet de loi 20 par le Conseil du statut de la femme était empreint d'une «extraordinaire pureté».

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(Québec) Le ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, s'est porté, jeudi, à la défense de la présidente du Conseil du statut de la femme (CSF), Julie Miville-Dechêne, qui a donné son appui au projet de loi 20 sur les quotas de patients et les pénalités salariales aux médecins qui ne respecteraient pas ces quotas.

«Je trouve que c'est une position pas mal courageuse et je lève mon chapeau à Mme Miville-Dechêne», a-t-il affirmé, jeudi, au cours d'un point de presse en réaction aux commentaires défavorables de femmes médecins contre la position du CSF.

Il a aussi parlé de «l'extraordinaire pureté» de la position «réfléchie, neutre» du Conseil. À son point de vue, il s'agit de la position la plus spectaculaire qui a été prise jusqu'à maintenant sur le projet de loi 20.

Le ministre a rappelé que le Conseil avait choisi l'intérêt des femmes malades au lieu de celui de professionnelles bien rémunérées et de leur qualité de vie. «Le Conseil du statut de la femme vient choisir entre deux groupes de femmes. Ils viennent choisir l'intérêt du plus grand nombre contre l'intérêt du plus petit nombre. Et le plus petit nombre choyé. Si ça, ce n'est pas une position socialement responsable, je sais pas ce que c'est», a-t-il commenté.

Corporatisme

Par ailleurs, le Dr Barrette a dénoncé les commentaires «archicorporatistes» de médecins contre le projet de loi 20 au cours des derniers jours. «Quand je vois qu'on envoie des femmes au combat lire la cassette de la FMOQ [Fédération des médecins omnipraticiens du Québec], bien, c'est assez corporatiste», a-t-il déploré.

Le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, estime pour sa part que Mme Miville-Dechêne a commis une erreur en pensant «que les patientes vulnérables auront un meilleur accès aux soins avec une éventuelle mise en vigueur du projet de loi, alors qu'au contraire, ce sont nos concitoyens les plus vulnérables qui risquent d'être pénalisés par la mise en place d'une médecine de volume et de quotas (ou fast food si vous préférez)». Ces propos sont tirés d'une lettre de M. Godin à la présidente de CSF.

Le Dr Godin a indiqué qu'il n'y a aucune garantie que l'accès aux soins sera amélioré par le projet de loi. «Au contraire, la seule garantie qui vient avec le projet de loi est plutôt l'apparition d'un danger important de diminution de la qualité de la médecine pratiquée au Québec.»

La FMOQ présentera ses solutions au problème d'accès à un médecin de famille en commission parlementaire le jeudi 19mars, à midi.

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