La FIQ exige une prime de rétention étendue à toute la Côte-Nord

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La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec, Régine Laurent, dit croire que l'extension de la prime de rétention de 8 % permettrait en bonne partie de régler le problème de pénurie de main-d'oeuvre en infirmières de plusieurs établissements de la Côte-Nord.

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Steeve Paradis

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Baie-Comeau) La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) ne réclame pas seulement le maintien de la prime de rétention de 8 % pour les employés du secteur public de la région de Sept-Îles, elle exige avec une pétition que cette prime soit étendue à toute la Côte-Nord.

Le gouvernement a plutôt fait savoir qu'il a l'intention d'abolir cette prime de 8 %, ce qui serait une grave erreur selon la présidente de la FIQ, Régine Laurent, de passage dans la région mercredi. «On ne peut pas prendre le moindre risque de fragiliser encore plus le réseau de la santé», a lancé Mme Laurent, qui estime que la fin de cette prime représenterait une perte annuelle de près de 4000 $ pour la moyenne de ses membres qui y ont droit.

De plus, puisque tous les centres de santé de la Côte-Nord seront regroupés en un seul établissement avec l'adoption du projet de loi 10, Régine Laurent croit qu'il est tout à fait normal que les infirmières de Sept-Îles et de Port-Cartier gardent leur prime de 8 % et que cet avantage soit, du même souffle, consenti à toutes leurs collègues nord-côtières.

La présidente de la FIQ a dit croire que l'extension de cette prime permettrait en bonne partie de régler le problème de pénurie de main-d'oeuvre en infirmières de plusieurs établissements, dont celui de Baie-Comeau. Cette pénurie entraîne l'utilisation d'agences privées d'infirmières, qui viennent travailler quelques jours par semaine, logées par l'employeur, et rentrent chez elles le reste de la semaine.

«Ce qui me dérange dans tout ça, c'est que ce sont des agences privées qui viennent faire de l'argent sur notre dos. Et ce sont les fidèles de Baie-Comeau qui doivent les accueillir», a ajouté la présidente.

Pas d'estimation de coûts

La FIQ n'a pas estimé ce qu'il en coûterait d'étendre cette prime à l'ensemble du réseau de santé nord-côtier, «mais je suis prêt à mettre ma main au feu que [la prime de 8 %] coûte moins cher que faire venir des travailleurs de l'extérieur qui ne dépensent pas une cenne ici et qui restent au motel Amigo», a clamé le député de René-Lévesque et whip en chef de l'opposition officielle, Marjolain Dufour, qui parraine la pétition de la FIQ.

Avec le motel Amigo, M. Dufour voulait illustrer le fait qu'il y a déjà quelques années, une agence privée de placement d'infirmières a acheté le motel en question afin d'y loger son personnel, plutôt que de louer comme elles le font ailleurs. Selon Régine Laurent, Baie-Comeau est d'ailleurs le seul endroit au Québec où une agence privée a fait une telle acquisition.

Présentement, environ 2500 employés de l'ensemble du secteur public à Sept-Îles et à Port-Cartier ont droit à la prime de rétention de 8 %. Sa disparition pourrait donc amener une perte nette de 10 millions $.

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