Fécondation in vitro: Gaétan Barrette «un peu paternaliste»

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La présidente du Conseil du statut de la femme Julie Miville-Dechêne a fait valoir que le risque pour la santé était une notion relative et que dans certains pays on autorisait la FIV jusqu'à 47 ans.

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a une attitude «paternaliste» en voulant rendre illégale la fécondation in vitro (FIV), selon la présidente du Conseil du statut de la femme, Julie Miville-Dechêne.

«J'espère que c'est une erreur de bonne foi. Ça semble un peu paternaliste de dire aux femmes qu'à 42 ans, elles ne peuvent plus avoir de fécondation in vitro», a-t-elle commenté, jeudi, avant de témoigner en commission parlementaire sur le projet de loi 20.

Elle juge «totalement inacceptable» que l'État puisse décider qu'une femme de 42 ans ne puisse bénéficier d'une FIV. Toutefois, elle reconnaît le plein droit au gouvernement de ne pas assurer la gratuité de cette technique de reproduction à partir d'une limite d'âge.

«Si une femme et un homme ont les moyens de se payer ça, il n'y a aucune raison d'interdire la fécondation in vitro à 42 ans. Si on fait ça, pourquoi ne pas interdire les greffes de hanches à un tel âge dans le secteur privé», a-t-elle demandé.

Mme Miville-Dechêne a souligné qu'aucun gouvernement n'avait déclaré illégale la FIV au-delà d'une limite d'âge. «Dans certains pays, on peut avoir une fécondation in vitro à 47 ans», a-t-elle souligné.

Jeudi, le ministre Barrette n'a pas fermé la porte à revoir sa position pour permettre la FIV chez les femmes de 42 ans et plus. Il a rappelé que son intention est d'assurer la sécurité de la mère et de l'enfant en limitant l'âge où une FIV sera permise. 

«La science pourrait déterminer un processus de sélection des femmes chez qui le risque serait raisonnable. Si on m'en fait la démonstration, ça pourra se faire», a-t-il répondu.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que des modifications seront apportées au projet de loi afin que les femmes ne pouvant concevoir un enfant parce que leurs trompes de Fallope sont obstruées et les couples de même sexe ne soient pas tenues d'avoir des relations sexuelles avant de bénéficier de la procréation médicalement assistée payée par le gouvernement.

«Exiger une période minimale de relations sexuelles pour les femmes dont les trompes de Fallope sont complètement obstruées, pour les femmes célibataires et les couples de femmes, ça peut être long de faire un enfant quand on est un couple de femmes», a ironisé Mme Miville-Dechêne en commission.

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