Médicaments génériques: Barrette espère économiser 40 millions $ par an

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a révélé jeudi que la mention «ne pas substituer», que des médecins accolent à leurs ordonnances au profit des médicaments d'origine, ne sera plus respectée par les pharmaciens. À compter du mois d'avril, ces derniers devront prescrire les produits les moins chers, c'est-à-dire des versions génériques.

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(Québec) Le gouvernement du Québec ajuste sa politique d'utilisation des médicaments génériques à celle des autres provinces canadiennes. Ce changement lui permettra de réaliser des économies annuelles d'au moins 40 millions $ à l'assurance médicaments publique.

À compter du 24 avril, les médecins ne pourront plus inscrire la mention «ne pas substituer» pour un médicament générique sur une ordonnance, à l'exception de certains médicaments et de circonstances précises. Les ordonnances actuelles seront honorées jusqu'au 1er juin.

Le ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, a indiqué, jeudi, que les médicaments immunosuppresseurs d'origine pourront continuer d'être utilisés. Ces molécules sont prescrites principalement après une greffe et pour traiter des maladies auto-immunes graves. De plus, il sera possible de prescrire des médicaments d'origine, dont la Clozapine, pour traiter la schizophrénie.

La non-substitution sera aussi permise si le patient est allergique à des composants du médicament générique dont l'enrobage peut être différent de celui du médicament d'origine, ou si le médicament générique n'est pas accessible sous la forme appropriée (liquide, comprimés ou capsules), particulièrement pour les enfants.

Actuellement, l'inscription «ne pas substituer» sur une ordonnance se traduit par une dépense supplémentaire de plus de 80 millions $ par année au régime d'assurance médicaments publique.

Par ailleurs, si un patient désire conserver un médicament d'origine sans justification du médecin, le ministre a répondu qu'«il aura alors à payer la différence entre le prix le plus bas, qui est celui du générique, et le prix du médicament d'origine. Le différentiel de coût ne sera pas imputé au plafond mensuel qui est mis en place pour la gestion du programme d'assurance médicaments», a précisé M. Barrette.

Il semble que ces mesures d'économies ne s'appliqueront pas nécessairement aux régimes privés d'assurance médicaments alors que le régime public pourra en bénéficier.

Le président de l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires, Jean Thiffault, s'est réjoui de la décision gouvernementale. L'Association en avait fait la proposition à l'été 2014, alors que le ministre de la Santé cherchait des économies dans le régime d'assurance médicaments.

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