Barrette «prêt à dire n'importe quoi», selon les omnipraticiens

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Dans un message transmis récemment à ses membres, le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, a décrit le ministre de la Santé comme «un politicien professionnel sans rigueur particulière, qui a de nombreux préjugés, qui manie bien l'insulte et qui est surtout prêt à dire n'importe quoi pour tenter d'avancer un pion».

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(Québec) La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) est encore plus cinglante envers le ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, qui veut imposer des quotas de patients aux médecins de famille sous peine d'une pénalité salariale de 30% avec le projet de loi 20.

Dans un message transmis récemment à ses membres, le président de la FMOQ, le Dr Louis Godin, a décrit le ministre de la Santé comme «un politicien professionnel sans rigueur particulière, qui a de nombreux préjugés, qui manie bien l'insulte et qui est surtout prêt à dire n'importe quoi pour tenter d'avancer un pion.»

Selon le Dr Godin, le ministre «s'est couvert de ridicule auprès de la profession médicale en menaçant de retirer aux médecins la rémunération des Pap test (détection du cancer du col de l'utérus) pour donner ce travail aux infirmières à un coût quatre fois moins élevé. 

«C'était sa nouvelle trouvaille pour révolutionner notre système de santé, jusqu'au moment où il a appris que les médecins de famille ne facturaient pas ce test qui s'effectuait naturellement pendant un examen gynécologique», a ironisé le Dr Godin.

«Dans un tel contexte, demander aux femmes de rencontrer deux professionnels et de se mettre à nu à deux occasions, et payer une infirmière pour faire ce que les médecins de famille font sans être rémunérés, c'est vraiment une excellente idée, tous en conviendront... Quel visionnaire ce Gaétan Barrette», a poursuivi dans la même veine le président de la FMOQ.

Dans un autre message, le Dr Godin craint que la «mauvaise foi chronique de Gaétan Barrette» fasse en sorte que la commission parlementaire sur le projet de loi 20 ressemble «à du mauvais théâtre.»

«La bataille sera dure puisque nous sommes devant un ministre prêt à faire et à dire n'importe quoi pour arriver à ses fins. Mais si  nous demeurons unis et mobilisés, je suis persuadé que la justesse de notre cause l'emportera», a ajouté le Dr Godin.

D'autre part, il a indiqué que des propositions pour résoudre le problème d'accès à un médecin de famille ont été soumises aux associations régionales qui font partie de la Fédération. Le contenu de ces propositions n'a pas été rendu public à ce jour.

Par ailleurs, les représentants de la fédération médicale fourbissent leurs armes en vue de la commission parlementaire qui entendra, à compter du 24 février, plus de 40 groupes, experts et médecins sur le projet de loi 20. 

La Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et celle des médecins spécialistes du Québec font partie des 48 groupes, experts et médecins qui ont été invités à présenter un mémoire sur les mesures contenues dans le projet de loi en vue d'améliorer l'accès à un médecin de famille. 

La commission parlementaire doit débuter le mardi 24 février. Elle devrait se prolonger jusqu'au 25 mars selon le premier horaire affiché sur le site de l'Assemblée nationale. L'horaire précis de la comparution des organismes et experts invités n'est pas arrêté. 

En plus des deux fédérations médicales, le Collège des médecins, l'Association médicale du Québec, le Conseil de la protection des malades, l'Association des médecins d'urgence, les doyens des facultés de médecine, le Département de médecine de famille de l'Université Laval ont également été invités à faire part de leur point de vue sur la «stimulation législative» selon l'expression du ministre Barrette.

Les avis du Barreau du Québec, de la Régie de l'assurance maladie du Québec, du Conseil du statut de la femme ont été aussi été sollicités. 

D'autre part, le débat en commission parlementaire portera sur le resserrement des règles concernant la procréation assistée.  À ce sujet, les députés pourraient entendre les représentants de l'Association des gynécologues et le l'Association des couples infertiles du Québec.

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