Paiement à l'acte des médecins: un système à repenser

«Le paiement à l'acte ne favorise pas la... (Photothèque La Presse)

Agrandir

«Le paiement à l'acte ne favorise pas la prise en charge des maladies chroniques qu'on a à traiter maintenant et qu'on ne traitait pas au moment où on a implanté le paiement à l'acte, a expliqué au Soleil le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert.

Photothèque La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Le paiement à l'acte des médecins doit être restreint pour permettre à plus de personnes d'avoir un médecin de famille. Selon le Collège des médecins, la rémunération à l'acte n'incite pas les médecins omnipraticiens à prendre en charge certains patients qui peuvent rester sur une liste d'attente pendant longtemps.

Le secrétaire du Collège des médecins du Québec,... (ARCHIVES, La Presse) - image 1.0

Agrandir

Le secrétaire du Collège des médecins du Québec, le Dr Yves Robert.

ARCHIVES, La Presse

«Le paiement à l'acte ne favorise pas la prise en charge des maladies chroniques qu'on a à traiter maintenant et qu'on ne traitait pas au moment où on a implanté le paiement à l'acte. Ces maladies doivent être suivies avec plusieurs professionnels, d'où la nécessité d'avoir des modes de rémunération adaptés, soit avec des forfaits, la capitation. La santé mentale, ce n'est pas à l'acte qu'on va gérer ça. La toxicomanie non plus», a expliqué, au Soleil, le secrétaire du Collège des médecins, le Dr Yves Robert. 

En outre, le paiement à l'acte n'aide pas à faire travailler les médecins avec d'autres professionnels, dont les infirmières. «Ça veut dire que si l'infirmière fait l'acte à la place du docteur, le docteur ne peut pas charger. C'est inadapté et ça défavorise le travail interprofessionnel avec les infirmières, les pharmaciens, les inhalothérapeutes et d'autres», a soutenu le Dr Robert.

Être imaginatif

Il invite le ministère de la Santé et les fédérations médicales à être imaginatif pour établir de nouveaux modes de rémunération. «Ce n'est pas notre rôle de négocier ces questions, mais on pense qu'il va falloir importer des recettes qui marchent ailleurs en Ontario, en Alberta depuis des années. La proportion de la rémunération à l'acte au Québec est plus élevée que dans les autres provinces», a souligné le secrétaire du Collège.

La rémunération des médecins à salaire est aussi une option, selon le Dr Robert. Il a donné l'exemple des docteurs payés à salaire du groupe à but non lucratif Kaiser Permanente, qui gère 39 hôpitaux aux États-Unis, principalement en Californie. «Les médecins de Kaiser Permanente sont engagés par un hôpital à qui ils doivent rendre des comptes», a-t-il dit.

«Pour que ça marche bien, ils fonctionnent avec des dossiers médicaux électroniques depuis un bon bout de temps. Leur système a coûté 5milliards $, mais c'était une priorité. Au Québec, on a investi 1,5 milliard $ dans l'informatisation de la santé jusqu'à maintenant pour un nombre de patients qui se compare avec celui de Kaiser, et on s'étonne que ce ne soit pas complété», a-t-il ajouté.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer