Réforme Barrette: au tour des médecins d'urgence de craindre le bâillon

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(Québec) Les médecins d'urgence s'attendent maintenant à ce que le ministre Gaétan Barrette impose un autre bâillon sur le projet de loi 20 avec une pénalité salariale de 30 % aux médecins, après celui sur le projet de loi 10 concernant l'abolition des agences de la santé.

«On espère qu'on ne se rendra pas en commission parlementaire. On a vu ce que ça donne avec le projet de loi 10. La tolérance du ministre pour les discussions est plutôt faible. Il va essayer d'imposer un bâillon dès que possible et ça va être réglé», a déploré, jeudi, au Soleil, le président de l'Association des médecins d'urgence du Québec (AMUQ), le Dr Bernard Mathieu. Environ le quart des médecins de famille travaillent dans une urgence.

«Nos membres espèrent tous que les parlementaires, la population vont pouvoir mettre suffisamment de pression sur le ministre Barrette pour qu'il abandonne son projet de loi. Malheureusement, il ne démontre aucun signe de vouloir fléchir sur quoi que ce soit, de changer son fusil d'épaule. Il y a une rigidité incroyable dans son approche», a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le président de la l'AMUQ estime que le ministre de la Santé est incohérent en voulant forcer les médecins à voir plus de patients dans les cliniques médicales et à les obliger à travailler plus longtemps dans les hôpitaux sous peine d'une pénalité salariale.

«Vous ne pouvez pas être disponible pour faire du bureau et être disponible pour faire de l'hôpital. Ce sont deux choses opposées. En plus, on nous impose une pénalité salariale de 30 % s'il y a un manque d'assiduité. C'est une incohérence flagrante. Je ne comprends pas que le ministre ferme les yeux là-

dessus, qu'il s'entête avec son projet alors qu'il y a des incohérences loufoques là-dedans», a soutenu le Dr Mathieu.

Mettre fin au «mur à mur» 

Pour avoir plus de médecins dans les cliniques, le président de l'AMUQ croit qu'il faudrait abolir, ou à tout le moins alléger, l'obligation pour les médecins de famille de travailler dans un hôpital. À son avis, le «mur à mur» concernant le travail obligé à l'hôpital - ce qu'on appelle les activités médicales particulières (AMP) - n'est plus nécessaire.

«Cette obligation n'est pas aussi importante maintenant qu'avant. En région, les AMP ont peut-être encore une place parce qu'il manque de médecins. Dans les grands centres en général, il n'y a plus de problèmes de pénurie à l'urgence. Il y a peut-être des pénuries en CHSLD ou en hospitalisation. C'est moins le cas à l'urgence», a-t-il affirmé.

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