La vocation de L'Hôtel-Dieu sauvegardée

Soeur Berthe Lemay, supérieure de l'ordre des Augustines,... (Photo Le Soleil, Erick Labbé)

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Soeur Berthe Lemay, supérieure de l'ordre des Augustines, a eu l'assurance du ministre Gaétan Barrette que l'Hôtel-Dieu de Québec conserverait une vocation hospitalière.

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(Québec) Des activités de soins aux malades seront maintenues à L'Hôtel-Dieu de Québec malgré son déménagement vers l'Enfant-Jésus, une fois le chantier du mégahôpital complété. C'est du moins ce qu'ont compris les Augustines, vendredi, au terme d'une rencontre avec le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

En entrevue éditoriale plus tôt cette semaine, le titulaire de la Santé semblait faire table rase des soins de santé prodigués à L'Hôtel-Dieu de Québec. «Ce ne sera pas un hôpital; ce sera quelque chose, mais ce ne sera pas un hôpital», avait-il déclaré. 

Le ministre est visiblement revenu sur ses paroles lors d'un entretien privé avec des représentantes de l'ordre des Augustines, tenu vendredi après-midi et rapporté par Radio-Canada. «Nous allons garder nos soins, on va garder des malades», a assuré la supérieure des Augustines, soeur Berthe Lemay, jointe par Le Soleil quelques heures après la visite de M. Barrette. «Pour le moment, ça reste comme ça. Peut-être qu'il va y avoir des changements [après le déménagement]. Est-ce qu'on va garder des soins prolongés? C'est tout à repenser et réaliser.» 

Soins palliatifs, soins aux personnes âgées, des idées sont sur la table, mais rien n'est arrêté. Chose certaine, une vocation hospitalière sera conservée, s'est réjouie la religieuse. Dans l'état actuel des choses, la construction du mégahopital serait complétée, au mieux, en 2022.

Patrimoine à conserver 

Choquées, les augustines ne pouvaient y croire lorsqu'elles ont appris la nouvelle dans Le Soleil, mardi. Présentes «pour les malades» de L'Hôtel-Dieu depuis 1639, il leur était impossible de concevoir la fin d'une tradition longue de 375 ans. «Nous avons été auprès des malades toute notre vie.»  

M. Barrette était-il au courant de ce patrimoine historique? «En tout cas, moi je lui ai dit. [...] Que j'étais surprise, que nous étions au service des malades.» Selon soeur Lemay, le Dr Barrette a fait amende honorable, vendredi. «Il a été très bien, très correct. Il a commencé en disant qu'il s'excusait et que c'était malheureux», a-t-elle relaté. 

Certaines augustines, encore aujourd'hui, vont au chevet des patients quotidiennement. Elles ont toutes, au cours de leur vie, prodigué des soins dans les murs de l'édifice. Admettant que les membres de l'ordre sont vieillissantes, soeur Lemay ne se contenterait pas d'une plaque commémorative ou d'un simple hommage pour rappeler leur oeuvre dans le Vieux-Québec. «C'est un patrimoine qu'on veut garder vivant», d'où l'importance de maintenir des soins.

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