Coupes aux pharmacies: des frais accessoires pourraient être imposés

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Au lieu que les pharmacies reçoivent des honoraires de la Régie de l'assurance maladie pour les nouveaux actes, l'organisme de surveillance propose au gouvernement que ces nouveaux services soient exclus de la couverture publique et de laisser aux pharmacies la possibilité de les facturer directement aux consommateurs.

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(Québec) Des pharmaciens pourraient être tentés d'imposer des frais accessoires, comme le font certaines cliniques médicales, afin de compenser les coupes de 177 millions $ que veut imposer le ministre de la Santé, le Dr Gaétan Barrette, aux pharmaciens propriétaires.

C'est la crainte qu'ont exprimée, mercredi, les dirigeants de l'Ordre des pharmaciens du Québec, lors de la présentation, en commission parlementaire, d'un mémoire sur les mesures visant le retour au déficit zéro au gouvernement.

«Si, en raison d'une forte demande des patients et d'une grande concurrence entre les pharmacies, les pharmaciens devraient investir des ressources coûteuses pour offrir de nouveaux services dont la tarification est établie à zéro, l'Ordre craint fort que puisse se développer une tarification pour des «services accessoires» non prévus à l'entente», peut-on lire dans le mémoire.

«On connaît tous la problématique des frais accessoires pour certains autres groupes de professionnels [médecins, optométristes, etc.], une situation à laquelle échappait heureusement le domaine de la pharmacie», a-t-on ajouté.

Au lieu que les pharmacies reçoivent des honoraires de la Régie de l'assurance maladie pour les nouveaux actes, l'organisme de surveillance propose au gouvernement que ces nouveaux services soient exclus de la couverture publique et de laisser aux pharmacies la possibilité de les facturer directement aux consommateurs.

«Bien que l'Ordre considère que cette solution ne soit pas idéale sur le plan de l'accessibilité et de l'équité, elle permettra néanmoins d'éviter l'émergence d'un phénomène de frais accessoires en pharmacie faisant ainsi courir un risque à la protection du public», a-t-on fait valoir.

Par ailleurs, concernant la volonté du ministère de la Santé de réduire les honoraires pour la préparation de piluliers, l'Ordre des pharmaciens est en désaccord avec l'approche arbitraire sans égard à l'état des patients. Elle craint que des personnes âgées en perte d'autonomie soient pénalisées par cette mesure.

Elle propose plutôt la mise en place de mécanismes administratifs de contrôle plus fins de la part de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) pour éviter les abus. «Dans le cadre d'un audit [vérification], les employés de la RAMQ pourraient séparer le bon grain de l'ivraie et éviter que les mesures annoncées ne nuisent aux patients qui ont réellement besoin d'une aide à la gestion de la thérapie médicamenteuse par la mise en piluliers», peut-on lire dans le mémoire.

Par ailleurs, l'ordre professionnel suggère au gouvernement d'envisager de facturer aux exploitants de résidences privées la compensation du coût de la mise en piluliers lorsque la demande est faite par l'exploitant. Cette mesure s'appliquerait aux personnes âgées qui n'ont pas droit à cette compensation en vertu d'une règle de la Régie de l'assurance maladie.

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