Barrette verrait bien une superclinique à L'Hôtel-Dieu de Québec

Hôpital, superclinique, bureaux pour fonctionnaires... La vocation future... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Hôpital, superclinique, bureaux pour fonctionnaires... La vocation future de L'Hôtel-Dieu a fait l'objet de divers scénarios au cours des derniers mois.

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(Québec) S'il n'entend pas conserver de services hospitaliers à L'Hôtel-Dieu de Québec, le ministre Gaétan Barrette verrait par contre d'un bon oeil une superclinique s'y installer.

À l'entrée du caucus libéral, mardi, le ministre de la Santé a évoqué l'idée de conserver des soins de première ligne à L'Hôtel-Dieu, malgré le déménagement de l'hôpital vers l'Enfant-Jésus.

«Il pourrait très bien y avoir une superclinique là, a-t-il noté. Un service local.» Une avenue «raisonnable», selon lui. «Mais une urgence avec des salles d'opération, de l'hospitalisation? Il n'y a pas besoin de ça pour les 20 prochaines années là», a-t-il répété.

En entrevue éditoriale au Soleil, lundi, le ministre Barrette semblait faire table rase de la vocation en santé du bâtiment.

Les supercliniques, une promesse électorale des libéraux, doivent être l'équivalent de cliniques sans rendez-vous. Ouvertes 7 jours sur 7, 12 heures par jour, les supercliniques devraient offrir des services de laboratoire et de radiologie de base.

Le ministre maintient que le maire de Québec, Régis Labeaume, n'exige plus le maintien de l'hôpital dans le Vieux-Québec (voir autre texte). «Je l'ai rencontré et il est confortable, indique M. Barrette. Il me laisse le choix. Ce n'est plus une de ses exigences. Même que si vous le rencontrez, il va vous dire qu'il a hâte que la décision soit prise parce qu'il a des projets prêts à décoller de nature économique, incluant des services de proximité.»

La députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, n'était «pas de bonne humeur» à la lecture de l'entrevue accordée au Soleil.

Elle juge «indécent» que le ministre pense qu'il n'y a pas «besoin d'avoir là [Vieux-Québec] de services médicaux de première et de deuxième ligne pour la région de Québec». Le déménagement de L'Hôtel-Dieu de Québec vers l'Enfant-Jésus ne doit pas vider le centre-ville de soins de première ligne, exhorte Mme Maltais.

«M. Barrette n'est pas préoccupé par les impacts sur la population, affirme-t-elle. Il n'est préoccupé que par lui-même.»

Alors que la basse ville est aux prises avec une pénurie de médecins, Mme Maltais estime que le ministre commet une «erreur».

«Improvisation totale»

Elle déplore qu'il n'ait «pas de plan» concernant la bâtisse. Mme Maltais rappelle que le précédent gouvernement péquiste, en plus de préserver un hôpital de proximité avec urgence, voulait y déménager les fonctionnaires du ministère de la Santé. 

Selon elle, l'idée d'une superclinique dégage une odeur «d'improvisation totale». «C'est pour sauver la face, soutient-elle. Je pense qu'il dit ça pour ne pas effrayer la population, mais tout le centre-ville risque de se retrouver sans service.»

De son côté, le critique en santé de la Coalition avenir Québec (CAQ) n'a pas d'opinion sur le projet de fermer L'Hôtel-Dieu de Québec. Pour l'instant, François Paradis n'a que des questions.

Il plaide que trop d'éléments lui sont inconnus pour commenter l'idée de mettre fin éventuellement à toute activité clinique du vieil établissement.

M. Paradis, député de Lévis, a fait valoir qu'il n'a «pas les plans de match du ministre. Ils sont sur son bureau à lui.» Il a refusé de commenter l'annonce de la fin de la vocation hospitalière de L'Hôtel-Dieu.

«Il va d'abord clarifier ce que va coûter l'Enfant-Jésus. On a tellement tout entendu», des évaluations qui ont été, au fil des ans, de 1 milliard $ à 3,5 milliards $, selon M. Paradis.

«Si on arrive à 2,3 milliards $, aura-t-on diminué les services? Et on parle de L'Hôtel-Dieu qui ne servira plus. On décide d'un plan à venir alors que l'hôpital n'est même pas là.»

M. Paradis n'a pas voulu répondre si l'offre de soins de santé de première et deuxième ligne doit être maintenue à l'intérieur des murs du Vieux-Québec.

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