Les premières supercliniques seront annoncées avant l'été

Le ministre Gaétan Barrette demande que la superclinique... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Le ministre Gaétan Barrette demande que la superclinique ou la clinique + soit ouverte au moins 84 heures par semaine.

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(Québec) Le gouvernement Couillard appliquera son engagement électoral de mettre en place 50 supercliniques pour améliorer l'accès à un médecin de famille. Les premières annonces seront faites d'ici l'été.

«Il y aura des annonces cette année. Il y a plusieurs supercliniques qui sont prêtes. Les gens frappent à notre porte», a certifié, lundi, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

«La seule et unique raison pour laquelle il n'y en a pas d'annoncées maintenant, c'est parce que nous devons terminer les critères qui vont faire en sorte qu'on va les nommer. Les gens qui veulent ouvrir les supercliniques vont devoir rencontrer certains paramètres. C'est ça qu'on est en train de terminer et on a presque fini», a-t-il expliqué.

La superclinique va s'apparenter à une clinique sans rendez-vous ouverte à tous. En plus, il y aura des services spécialisés. «Il va y avoir une partie groupe de médecine de famille et à la fois du sans rendez-vous. Obligatoirement, il devra y avoir des laboratoires, de la radiologie de base qui inclut les échographies. De façon optimale, il y aura certaines spécialités de base. Il y a des aménagements à faire avec les fédérations médicales et ça vient faire le lien avec le projet de loi 20», a précisé le Dr Barrette.

Dans une banlieue où il y a beaucoup de jeunes familles, le ministre voit la présence d'un pédiatre et d'un gynécologue dans la nouvelle entité. «Dans la basse ville de Québec, la clientèle est différente. Vous allez avoir des pneumologues, des gastroentérologues, des internistes», a-t-il expliqué. On pourra également faire des prises de sang sans frais dans les supercliniques. Les échographies seront aussi gratuites.

Le ministre demande que la superclinique ou la clinique + soit ouverte au moins 84 heures par semaine. «Ce qui est visé, de 8 à 8, de 9 à 9 ou de 10 à 10 dans les discussions, sept jours sur sept. C'est ce qu'on est en train de regarder avec la Fédération des médecins omnipraticiens. Elle voudrait que ça n'aille pas au-delà de neuf heures. Ça veut dire quoi? Est-ce que c'est le dernier patient entré avant 9h dans la clinique qui va être vu après?» a-t-il demandé.

Le Dr Barrette est convaincu que les supercliniques vont désengorger les urgences à terme. «Cette clinique doit être le miroir de l'urgence pour les p4 et p5 [personnes avec des problèmes moins graves]. Après l'installation des supercliniques, les p4 et p5 ne devraient plus aller à l'urgence. Au triage, on devrait être en mesure de retourner le patient à la superclinique», a-t-il indiqué.

Pas la guerre

Par ailleurs, le ministre croit que l'on pourra éviter la guerre entre le gouvernement et les médecins de famille sur le projet de loi 20 qui prévoit des pénalités salariales de 30 % si des ratios de patients à voir ne sont pas atteints. «Il n'y a aucune raison d'avoir une guerre. Le projet de loi 20 existe parce qu'il n'y a personne qui fait rien. Je l'ai dit aux deux fédérations médicales. Ce que je mets sur la table, incorporez-le dans vos ententes et il n'y aura pas de projet de loi», a-t-il soutenu. 

«Le projet de loi 20 et les concepts véhiculés, tout le monde est d'accord avec le concept. Le problème est que je touche au confort des gens. Je touche à leur routine quotidienne», a-t-il ajouté. Et il faudrait que les fédérations acceptent d'incorporer les pénalités? «Quand on est président de fédération, on met des plafonds, des pénalités. Il y a des arbitrages à faire à l'interne. Je les faisais mais c'est difficile à faire», a admis le Dr Barrette.

Selon le ministre, sa «stimulation législative» vise à amener les médecins de famille à modifier leur pratique et ne plus donner de rendez-vous plusieurs semaines d'avance. «Avoir une cédule de rendez-vous remplie à l'avance, ce n'est pas une pratique normale. C'est une pratique contrôlée. La pratique normale est de travailler en équipe, de ne pas donner de rendez-vous pour rien, d'abolir les rendez-vous périodiques, de laisser des plages horaires tout le temps en grande majorité», a-t-il soutenu.

Le ministre se propose de modifier la tarification payée aux médecins afin de les inciter à voir leurs patients plus rapidement et d'éviter qu'ils aient à se rendre à l'urgence et dans les cliniques sans rendez-vous.

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