Médicaments génériques: des milliards qui dorment

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Pour l'heure, un article de la Loi sur l'assurance médicaments freine la consommation de médicaments génériques au Québec au profit des pharmaceutiques.

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(Québec) Les Québécois bénéficieraient d'économies de 1,7 milliard $ par année si le taux d'utilisation des médicaments génériques au Québec était le même qu'au Manitoba.

«Pour chaque point de pourcentage additionnel d'utilisation des médicaments génériques, le Québec pourrait économiser 103,7 millions $ par an», a fait valoir, hier, Daniel Charron, directeur pour le Québec de l'Association canadienne du médicament générique (ACMG). Il a tenu ces propos en commission parlementaire sur le projet de loi 28 présenté par le ministre des Finances, Carlos Leitão.

Le mémoire de l'Association montre un écart de 16,9 % entre le taux d'utilisation des génériques au Québec (53,2 %) et celui du Manitoba (70,2 %). Si le Québec rattrapait la moyenne canadienne, on pourrait épargner près de 450 millions $ par année. Le gain serait de 3,2 milliards $ si le Québec atteignait le taux d'utilisation de 85 % observé aux États-Unis.

Pour l'heure, un article de la Loi sur l'assurance médicaments freine la consommation de médicaments génériques au Québec au profit des pharmaceutiques qui proposent des médicaments d'origine. L'ACMG demande que cette disposition de la loi soit modifiée pour permettre une plus grande utilisation des génériques dans les régimes privés d'assurances collectives.

Les compagnies d'assurances qui gèrent les régimes privés d'assurance médicaments de 60 % des Québécois souhaitent également que la loi soit modifiée afin de favoriser une plus grande utilisation des génériques. 

Par ailleurs, les assureurs privés déplorent que les honoraires qu'ils payent aux pharmaciens soient plus élevés que ceux payés par le gouvernement aux pharmaciens. Selon les calculs des assureurs, l'écart entre les honoraires entraîne des coûts de 17 % plus élevés dans les régimes privés par rapport au régime public. Les compagnies d'assurance demandent que les honoraires soient encadrés dans la loi. 

«Aujourd'hui, un employé qui gagne 45 000 $ annuellement devra débourser 17 % plus cher en moyenne pour le même médicament à la même pharmacie qu'un travailleur autonome assuré par le régime public et dont le salaire dépasse 150 000 $. On note aussi que les montants moyens réclamés aux assureurs privés sont 12 % plus élevés au Québec qu'en Ontario pour les gens âgés de moins de 65 ans», peut-on lire dans le mémoire des assureurs privés.

Par ailleurs, les coupes de 177 millions $ que veut imposer le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, aux pharmacies menacent le maintien de plus de 400 d'entre elles, selon l'Association québécoise des pharmaciens propriétaires. 

Parmi les hypothèses pour absorber ces pertes de revenus, il est question de mettre à pied 20 % du personnel ou 3600 personnes, de réduire de 20 % les salaires, de réduire les heures d'ouverture ou de hausser les prix de 5 à 6 %.

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