Gérard Deltell dénonce la lenteur du projet Tortue

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Cette maquette montre l'ensemble du projet Tortue à Wendake, estimé à 24 millions $, tel qu'il a été présenté en juin 2012.

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(Québec) Dans les cartons depuis plus de quatre ans, le projet de santé Tortue de la réserve Wendake traîne de la patte. Le député de Chauveau Gérard Deltell en appelle au «sens des responsabilités» du premier ministre Philippe Couillard, à qui il demande d'enclencher la phase 2 du projet.

«Il y a six mois, le premier ministre est allé à Wendake et s'est engagé à construire [les résidences pour aînés]. Depuis, il n'y a pas un pas de plus qui a été fait, s'inquiète M. Deltell, de la Coalition avenir Québec (CAQ). Est-ce que ce sera une autre promesse brisée du gouvernement Couillard?»

Le projet Tortue a été applaudi à l'unanimité par tous les gouvernements à qui il a été présenté, que ce soit celui de Jean Charest, de Pauline Marois ou de Philippe Couillard. Il s'agit de rassembler en un même endroit tous les services de santé de la réserve autochtone.

«Il ne s'agit pas d'injecter de l'argent neuf. Les programmes existent déjà», plaide M. Deltell. Selon lui, il ne manque que de la volonté politique pour aller de l'avant.

La phase 1 du projet, qui s'est faite en collaboration avec le fédéral (Santé Canada), a été inaugurée en septembre dernier. Il s'agit du centre de santé Marie-Paule Sioui-Vincent, un édifice de 4,5 millions $, qui accueille deux médecins et une équipe d'infirmières.

La phase 2 comprend la construction de 80 unités de logements supervisés, pour aînés en perte d'autonomie. Réalisés en partenariat avec la Société d'habitation du Québec, les appartements devraient coûter 20 millions $.

«Il semble que tout soit accepté, qu'on a passé tous les tests. Il ne reste qu'à livrer [...] On est patients, mais à un moment donné, il faut le faire», commente Konrad Sioui, grand chef de la nation huronne-wendat, joint au téléphone dimanche soir.

Une première

Mais comme ce projet serait une première à l'intérieur d'un territoire autochtone, on agit avec la plus grande prudence au gouvernement. «Quand ça touche les autochtones, c'est compliqué, multiplié par 100!» lance M. Sioui.

«C'est inspirant, c'est une première et oui, ça peut créer des précédents. Tant mieux si, par la suite, ce type de projet peut s'appliquer à d'autres nations», soutient le député Deltell.

Pour la communauté huronne-wendat, il devient de plus en plus pressant de répondre aux besoins de sa population vieillissante, qu'elle soit autochtone ou québécoise. «On veut rapatrier notre monde», dit M. Sioui, qui explique que les aînés qui ne peuvent plus vivre seuls ou avec leur famille doivent sortir de la réserve et s'installer dans des foyers privés. Plusieurs partent pour Sainte-Foy ou Saint-Augustin, parce qu'il n'existe aucune résidence pour personnes âgées à l'heure actuelle à Wendake.

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