Commotions cérébrales au hockey mineur: de la formation avant un contrat

Le défenseur Keith Ballard du Wild du Minnesota... (AP, Ann Heisenfelt)

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Le défenseur Keith Ballard du Wild du Minnesota a été victime d'une commotion cérébrale le 9 décembre. Ce fléau affecte également le hockey mineur.

AP, Ann Heisenfelt

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(Québec) Le contrat de commotions proposé par Hockey Québec ne changera pas la réalité de plusieurs entraîneurs de hockey mineur lorsque viedra le temps de gérer des blessures à la tête. Des parents bénévoles doivent poser des diagnostics difficiles.

Dans un dossier sur les commotions cérébrales au hockey publié lundi, Le Soleil révélait le désir du directeur général de Hockey Québec, Sylvain Lalonde, d'imposer dès l'an prochain la signature d'un contrat de commotions entre chaque joueur de hockey mineur, ses parents et son entraîneur, afin de s'assurer que ce dernier retire le joueur d'un match lorsqu'il présente des symptômes de commotions cérébrales.

L'histoire d'un jeune d'âge pee-wee, dont le père, entraîneur adjoint, l'a laissé terminer le match final d'un tournoi malgré une blessure à la tête, il y a quelques semaines, servait alors d'exemple pour illustrer cette situation problématique.

Le père du hockeyeur blessé a accepté de revenir sur les évènements du 30 novembre, lorsque son fils a brièvement perdu conscience après avoir été frappé à la tête lors d'un contact accidentel.

«Au début, je pensais seulement lui permettre de rester sur le banc pour la fin du match, mais rendu là, il n'éprouvait aucun symptôme. Il était tout à fait lucide. Il m'a supplié de terminer la rencontre. Je me suis dit que j'allais le laisser faire une ou deux présences et qu'il reviendrait sûrement au banc parce que ça n'irait pas. Mais tout s'est bien passé.»

Selon lui, la signature d'un contrat de commotions entre l'entraîneur et le joueur ne changerait rien au principal problème. Il est difficile d'évaluer la gravité d'une blessure à la tête.

«Ce n'est pas évident pour nous. On est des bénévoles et il faut qu'on pose un diagnostic. Quand la blessure est évidente et que, par exemple, le jeune ne peut pas mettre de poids sur son pied, c'est facile. Mais avec les blessures à la tête, c'est plus compliqué.»

Un membre de l'équipe d'entraîneurs doit suivre une formation santé et sécurité, admet-il, mais les autres sont laissés à eux-mêmes. «On a des papiers qu'il faut lire, mais c'est tout. Il pourrait y avoir une formation annexée au cours d'entraîneur obligatoire.»

Plus tôt au mois de novembre, un coéquipier de son fils avait également été victime d'un coup à la tête. De retour au banc, le joueur frappé avait mal à la tête, le personnel d'entraîneurs a donc décidé de le garder sur le banc jusqu'à la fin du match. «C'était évident», affirme l'entraîneur adjoint. À l'inverse, il explique que son fils était lucide à son retour au banc et ne présentait aucun des symptômes que Hockey Québec demande de surveiller en cas de commotion.

«Tout va vite dans ces situations-là. Sous le coup de l'émotion, tu ne prends pas toujours la même décision que la tête reposée. Le lendemain, j'ai regretté de l'avoir renvoyé dans le match.»

Heureusement, son fils n'a pas présenté de syndrome post-commotionnel dans les jours qui ont suivi, contrairement à ce qui avait été rapporté au Soleil. Le père affirme avoir agi de manière préventive en suivant les recommandations de jours de repos de Hockey Québec en cas de commotions cérébrales, mais son fils «pétait le feu».

Il estime donc, quelques semaines plus tard, que sa décision a été la bonne. Il admet cependant qu'elle aurait pu mal tourner. «Dans le cas de coups à la tête, c'est quasiment un pile ou face.»

«Idéalement, tout le monde aurait un cours d'ambulance Saint-Jean, mais à un moment donné, ça va refroidir du monde. On a déjà de la misère à trouver des bénévoles», conclut le père, expliquant qu'il aurait voulu parler plus rapidement au Soleil, mais un pépin technologique l'a empêché de prendre connaissance des demandes d'entrevue.

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