Informatisation de la santé: des ratés à travers le monde

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Paul Lepage, président de Telus Santé

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(Québec) Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, ferait une erreur en ne poursuivant pas l'informatisation de la santé au Québec malgré les ratés importants et coûteux qu'a connus ce projet au cours des dernières années.

«C'est pas le temps, selon nous, de lâcher. Il faut continuer à mettre des efforts. Dans d'autres pays, on a eu les mêmes problèmes et on a continué», a commenté, mardi, le président de Telus Santé, Paul Lepage, en marge du Forum de l'industrie de la santé de Québec. L'événement est organisé par Québec International.

M. Lepage faisait écho à de récents propos du ministre Barrette qui avait affirmé que le Dossier Santé Québec (DSQ) sur l'informatisation en santé devrait être abandonné et restructuré. Or, un tel changement ne semble pas possible en raison d'un manque de fonds. D'ici 2021, la facture pourrait bondir à 1,6 milliard $ comparativement à 543 millions $, soit les coûts prévus en 2011.

«Il faut regarder ça par étapes. On va venir aux promesses du DSQ. Je suis convaincu de ça. Ç'a pris plus de temps. Ç'a été vrai aussi dans d'autres juridictions de santé. En Angleterre, ç'a été problématique. Aux États-Unis, avant qu'ils mettent en place des nouvelles mesures de fonctionnement axées sur les résultats, la programmation se faisait très lentement», a expliqué l'homme d'affaires.

M. Lepage a dit comprendre le ras-le-bol du ministre de la Santé devant les difficultés et les coûts élevés de l'informatisation en santé. «Il voit ce qui s'est fait, les promesses faites aux Québécois. On n'a pas rempli ces promesses. C'est vrai dans d'autres domaines», a-t-il dit.

D'autre part, il croit que l'informatisation permettra à plusieurs médecins de voir davantage de patients comme le demande le ministre Barrette. «Si un médecin est pour suivre plus de patients, il va devoir utiliser de plus en plus des outils de technologie. La réalité est que le médecin devrait penser en termes de

1000 patients qu'il suit et pas seulement les 30 qu'il va voir dans une journée. Les logiciels vont permettre de faire ça, d'automatiser des suivis, de mettre en place des pratiques, qui vont être différentes», a-t-il avancé. 

Des bons coups

Malgré les retards dans l'informatisation, M. Lepage soutient que des bons coups ont été réalisés en santé avec l'informatisation de plusieurs centres médicaux et pharmacies. Pour sa part, Telus Santé offre ses services à plus de 2500 médecins au Québec. 

«Nous avons une application informatique qui permet à un patient de voir ses prescriptions, d'être capable de renouveler ses prescriptions en ligne, de voir les interactions médicamenteuses des prescriptions. Le patient peut aussi se mettre des rappels pour la prise de médicaments. Aujourd'hui, on a 300 000 personnes qui utilisent cette application», a-t-il souligné.

Il reconnaît que l'informatisation des centres médicaux est en retard par rapport aux autres provinces. «On est un peu en arrière parce qu'on a été une des dernières provinces à mettre en place des programmes pour encourager les médecins à avoir des dossiers médicaux électroniques. On a un rattrapage à faire. On est en train de rapidement combler ce retard du côté des dossiers médicaux électroniques [de chaque patient]», a affirmé M. Lepage.

Il est convaincu que l'informatisation peut grandement améliorer les soins aux patients. «Avec le DSQ, on peut penser à la prochaine étape et d'aller vers une collaboration beaucoup plus grande entre le médecin, le pharmacien et le patient», a-t-il conclu.

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