Le cyclotron créerait des retombées économiques

Sherbrooke possède deux cyclotrons, dont celui-ci, au CHUS.... (Courtoisie CHUS, Jocelyn Riendeau)

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Sherbrooke possède deux cyclotrons, dont celui-ci, au CHUS.

Courtoisie CHUS, Jocelyn Riendeau

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(Québec) Avec deux cyclotrons à Sherbrooke et deux autres à Montréal, «ce n'était pas normal qu'il n'y en ait pas à Québec», selon le Dr Serge Rivest, directeur du Centre de recherche du CHU de Québec.

Cette remarque vient au lendemain de l'annonce faite par Régis Labeaume d'un investissement de 5 millions $ pour l'achat d'un cyclotron au CHU de Québec. Une annonce critiquée par plusieurs, qui considèrent qu'un tel achat n'est pas de juridiction municipale.

Peut-être, dit le Dr Rivest, mais l'intervention de la Ville de Québec se justifie par l'inaction du palier provincial. «Le gouvernement nous disait qu'il y en avait déjà, des cyclotrons, à Montréal.»

Le Dr Rivest et la Fondation du CHU de Québec ont donc cogné à la porte de la Ville, faisant valoir les retombées économiques qu'entraînerait l'acquisition d'un cyclotron.

Il y fut notamment question du recrutement de chercheurs - «une main d'oeuvre de haute qualité» - qui seraient attirés par l'équipement de pointe du CHU de Québec. Selon le Dr Rivest, le cyclotron permettrait également d'économiser en coûts d'isotopes, les marqueurs produits par l'appareil et utilisés en recherche et pour le diagnostic de certaines maladies. Actuellement, les hôpitaux de Québec doivent acheter leurs isotopes au privé, ou faire affaire avec les centres hospitaliers de la province détenant un cyclotron. Certains centres de recherche de Québec sont même limités dans leurs activités étant donné que les isotopes dont ils auraient besoin sont trop complexes pour pouvoir être produits à distance.

À noter, le cyclotron dans lequel a investi la Ville de Québec sera utilisé par le CHU de Québec, mais également par les autres établissements hospitaliers et centres de recherche de la région. «Il servira même à tout l'est de la province», précise le Dr Rivest.

De critique à critiqué

«Quand on l'a approché au début, le maire nous a répondu ce que les gens lui critiquent actuellement», soit le fait que les dépenses associées aux établissements de santé ne sont pas de son ressort. «Moi, je lui disais que c'était un dossier important pour la ville de Québec», raconte Serge Rivest.

En prenant connaissance des arguments économiques du Dr Rivest et des investissements déjà accordés au CHU de Québec par le secteur privé - la Banque Nationale et le Groupe Dallaire -, M. Labeaume a changé son fusil d'épaule. Le CHU de Québec a reçu la confirmation de l'investissement cette semaine.

La Ville s'engage ainsi à verser 1 million $ par année pendant cinq ans pour l'achat du cyclotron, qui coûtera au total 15 millions $. La Banque Nationale et le Groupe Dallaire contribueront de leur côté à hauteur de 3,5 millions $ et de 1,5 million $ respectivement. Les derniers 5 millions $ devraient être amassés grâce à la grande campagne de financement de la Fondation du CHU de Québec lancée vendredi et qui s'échelonnera sur cinq ans.

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