Avortement: les Néo-brunswickoises se déplacent au Québec et aux États-Unis

Au Nouveau-Brunswick, seules les femmes qui reçoivent l'approbation... (Photo archives Denver Post)

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Au Nouveau-Brunswick, seules les femmes qui reçoivent l'approbation de deux médecins différents peuvent se présenter à un des deux hôpitaux qui pratique encore des avortements. Mais ce processus peut être très long.

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Alison Auld
La Presse Canadienne

Les Néo-Brunswickoises enceintes se déplacent de plus en plus à Montréal et dans le Maine pour avoir accès à des avortements, quelques mois après la fermeture controversée de la seule clinique qui fournissait ces soins dans la province.

Des employés de cliniques à Augusta et Bangor, dans le Maine, ont rapporté que le nombre de demandes d'avortement de femmes du Nouveau-Brunswick était monté en flèche.

La clinique Morgentaler avait dû fermer ses portes l'été dernier en raison d'un manque de financement du gouvernement.

Ruth Lockhart, du centre de santé pour les femmes Mabel Wadsworth, à Bangor, a précisé qu'elle recevait généralement une ou deux femmes de la province chaque six mois. Dans les derniers mois, toutefois, chaque semaine, cinq à six Néo-Brunswickoises se sont présentées pour interrompre leur grossesse.

Le Maine Family Planning's Institute, à Augusta, accueille beaucoup de femmes du Nouveau-Brunswick, mais aussi des autres provinces de l'Atlantique.

«Les gens nous ont confié au téléphone que c'était difficile de faire un si long voyage, mais ils l'ont fait», a précisé la porte-parole de la clinique, Jennifer Thibodeau.

Désormais, au Nouveau-Brunswick, seules les femmes qui reçoivent l'approbation de deux médecins différents peuvent se présenter à un des deux hôpitaux qui pratique encore des avortements. Mais ce processus peut être très long.

Certaines femmes avec des grossesses avancées se rendent à Montréal parce qu'elles avaient en vain tenté d'obtenir l'autorisation au Nouveau-Brunswick, a indiqué France Désilet, de la clinique Morgentaler à Montréal. Le centre traite des Néo-Brunswickoises chaque semaine, ou à chaque deux semaines, ce qui n'était jamais arrivé avant la fermeture de l'établissement à Fredericton, selon Mme Désilet.

«Ce qui est inquiétant, c'est que nous voyons certaines femmes qui sont plus avancées qu'elles le devraient parce qu'elles ont essayé d'avoir les services dans leur propre province (...) Quand elles nous appellent, elles sont parfois rendues au deuxième trimestre», a-t-elle déploré.

Le ministère de la Santé n'a pas rappelé La Presse canadienne pour préciser le temps d'attente auquel doivent se soumettre les femmes.

Le nouveau premier ministre Brian Gallant a promis d'étudier la question, avançant même la possibilité qu'il abolisse les restrictions actuelles.

Un avortement coûte 500 $US dans le Maine et environ 600 $ aux cliniques de Montréal.

La représentante d'un organisme américain pour l'accès à l'avortement presse le gouvernement de la province à agir pour répondre aux besoins de la population.

«Les femmes devraient-elles franchir les limites (de la province) pour avoir accès à un avortement de qualité? Le Nouveau-Brunswick doit prendre ses responsabilités et fournir ces soins aux femmes de la province. Il me semble que c'est élémentaire», a plaidé Vicki Saporta, de la Fédération nationale de l'avortement.

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